Eliza a fait plusieurs fois le voyage à Paris où elle rend visite à des cousins.
Depuis son jeune âge, lorsqu’elle accompagnait son père, les conditions ne cessent de s’améliorer, le trajet devient beaucoup plus rapide entre Chalon-sur-Saône et Lyon.
Le Journal de l’Ain du 1er avril 1838 indique que la navigation à vapeur sur la Saône s’intensifie, et « prend tous les jours plus d’importance et d’activité. On nous annonce qu’à partir du 1er avril [1838], dix-huit bateaux à vapeur descendront et remonteront tous les jours de Chalon à Lyon et de Lyon à Chalon ».*
Douze ans plus tard, le 22 février 1850 :
« Le nombre de bateaux à vapeur qui font le service des voyageurs et des marchandises sur le Rhône et la Saône s’est accru dans ces derniers temps d’une façon merveilleuse (...). La Saône compte, sur son parcours de Lyon à Chalon, 21 bateaux à vapeur, donnant une force de 1 500 chevaux environ » *
En 1850, Eliza pourra monter à bord du vapeur Le Parisien.
Au printemps 1847, Eliza voyage avec sa fille Suzanne qui a vingt ans.
Voici une femme élégante de 52 ans, qui sait s’organiser et régler ses affaires. Veuve depuis l’âge de 33 ans, elle reste toujours inconsolable d’avoir perdu Honoré qu’elle aimait tant.
Le 27 mai, elle s'adresse à Virginie, sa fille aînée, celle-ci a maintenant trente trois ans. Virginie est mère de quatre enfants, elle a épousé un de nos oncles, le fils de Joseph P. (sosa 186).
Dans la lettre qu'elle lui écrit, Eliza précise en détail l'organisation de leur voyage de retour à Lyon.
De Paris à Chalon, on roule en diligence.
« Nos places sont arrêtées pour jeudi et toutes nos dispositions prises en conséquence. Nous partons à 6 heures du soir par les messageries Royales. »
On dort la nuit du vendredi à Chalon, à l’hôtel des Messageries situé sur le quai des Messageries, ce qui apparaît très pratique pour embarquer le lendemain à 5 h du matin.
« nous prendrons le bateau à vapeur à Chalons »
Deux compagnies de bateaux à vapeur naviguent sur la Saône. Les passagers sont transportés par Les Messageries Royales.
Les gondoles à vapeur acheminent les marchandises.
Les bateaux s’arrêtent pour des escales dans différents ports sur la route. Ils franchissent cinq écluses. Aléatoire, selon les conditions de circulation, le temps de trajet dure entre neuf et dix heures.
L’arrivée à Lyon entre prévue entre 2 heures et 3 heures de l’après-midi.
Si la Saône le permet, ce que tu seras parfaitement en état de savoir, nous prendrons le bateau à vapeur à Chalons samedi matin, et nous serons au débarcadère vers les 2 ou 3 h.
Virginie qui habite non loin du quai de Saône pourra constater que la descente a été facile, si la rivière permet, selon la météo.
Si les bateaux ne vont pas, nous arriverons
plus tard à Lyon, mais toujours dans la journée.
Pour accueillir sa mère, elle devra s’occuper de réserver une voiture : « Je voudrais que tu t’assures d’une voiture qui viendrait nous y prendre pour nous conduire tout droit à Saint-Rambert vers vous mes chers enfants. »
Sources :
- Chroniques de Bresse sur la Saône au temps de bateaux à vapeur.



Voila une bien agréable promenade au fil de l'eau et en dehors du temps.
RépondreSupprimerC'est passionnant ! Merci pour ce beau voyage !
RépondreSupprimerBeau voyage et belles cartes postales de Chalon, où vivait ma grand-mère maternelle !
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