2026-11-02

B_ Bateaux à vapeur

 

Lyon bateaux à vapeur sur le Rhône


En septembre 1841,

Jean Guerre et son frère descendent le Rhône, depuis Lyon, jusqu’à Beaucaire.

Jean tient le journal de ce voyage dans ses carnets qui ont été conservés.

Voici quelques extraits qui nous font partager le voyage de ces hommes.

Partons avec eux, si vous ne craignez pas les intempéries.


1841, le 21 septembre     Lyon – Beaucaire      



Parti pour le midi, avec mon frère, par le bateau à vapeur L’Aigle.



Départ annoncé pour 4h effectué à 7h1/2 à cause du brouillard.

A Vienne 9h 10 : même cause, beaucoup de vent.

À Valence à 1h5 : vent toujours plus violent, départ à 1 h 25 (de l'après-midi).

À Pont St-Esprit 5h : ne pouvant aller de jour à Avignon, on a arrêté, débarqué.

Logé hôtel de Luxembourg. Bonne compagnie et jolies femmes à souper, mauvaise cuisine. Lits durs, assez de propreté.

 

Pont-Saint-Esprit

22 septembre

Parti à 5h pour Avignon. Éclairs, tonnerre, pluie.

Avignon

7h 3/4 arrivé à Avignon.

8h   orage forte pluie, averse. Refus du bateau de continuer route sous prétexte qu’il devait faire échange avec un autre Aigle, hors d’état d’aller à Lyon. Réussite de transborder, mais il pleut trop.


On pourrait s’arranger avec Le Crocodile pour nous mener à destination ; mais nécessité aussi de transborder et d’attendre. Plainte au maire, à midi, qui fera appeler le directeur.

Nouvelle combinaison ; on nous jette sur La Sirène. La pluie avait cessé. Départ à 3h moins1/4.


Beaucaire

Beaucaire arrivée à 4h1/2 (de l'après-midi) un peu plus. Bon diné, Hôtel du Grand Jardin.

Cet établissement est cité dans le Manuel complet de la cuisinière provençale, paru en 1886, dans le chapitre du bœuf en daube :

« Il y a quelques vingt ans, à l'hôtel du Grand Jardin, à Beaucaire, pour la foire, avec une brigade de sept à huit cuisiniers on servait de dix-huit cents à deux mille déjeuners et autant de dîners. »

Beaucaire est connu pour la grande foire qui se tient du 22 au 28 juillet. Nos deux Lyonnais ont diné dans cet hôtel, il devait certainement offrir beaucoup plus calme en ce début de l’automne. Soyons assurés qu’ils ont fort bien mangé. 

Dans la cour de l’Hôtel du Grand Jardin se trouve un platane remarquable par sa circonférence de 5,72 mètres.

                                                                                                                              

Le voyage continue vers Nîmes et Montpellier. C’est la saison des vendanges : « abondance et qualité » note Jean qui visite des domaines chez des connaissances.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Merci pour le commentaire que vous laisserez !
Si vous voulez mentionner votre prénom ou alias, je pourrai reconnaitre ceux qui s'affichent comme anonyme.