Affichage des articles dont le libellé est 06. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 06. Afficher tous les articles

2020-11-17

O_Olive


Les Olives, ce quartier évoque un patronyme fort répandu à Marseille.


Comme beaucoup de Marseillais, nous avons comme ancêtre Simon Olive qui vivait au XVème siècle. C’est mon sosa 148224 à la génération XVIII.


Simon Olive est mort à Marseille, entre 1498 et 1500.

Il est né vers 1436, à Guillaumes, dans les Alpes Maritimes. Et bien sûr, nous rêvons d’aller dans son village qui se trouve dans la haute vallée du Var, à l’orée du parc du Mercantour.

Simon Olive était nourriguier, berger chargé d’organiser l’élevage et la transhumance, c’est une responsabilité importante. Plusieurs propriétaires regroupent leurs moutons en trenteniers, rassemblés en bastoun d'avé sous la houlette du berger. Ce sont d'immenses troupeaux qui sont ainsi confiés au nourriguier. 


En 1461, Simon épouse Jeanne Capel, à Marseille.

Le 10 février 1466, Paulet Marsan donne en bail à Simon Olive et à Janone Davine (Jeanne Capel était veuve Davin) une étendue considérable de terrain située entre Château-Gombert et Saint-Julien.

Ledit Simon Olive est sa femme vinrent se retirer dans cet endroit qui fut nommé depuis "Les Olives", ils eurent plusieurs enfants dont les familles se divisèrent le terrain en question, et, à mesure que leurs descendants se multiplièrent, ils bâtirent diverses maison et formèrent un hameau qui existe aujourd’hui, dont presque tous les habitants portent encore le nom d’Olive.


Ce Simon Olive fait figure de patriarche.

 


Voici sa descendance jusqu'à Jean Olive (sosa 2316), auquel je me suis intéressée à l’occasion du double mariage Olive x Cordeau, en 1625.

https://www.briqueloup.fr/2020/07/sans-aucune-preuve-juste-de-lintuition.html


Sources

Dictionnaire des villes, villages & hameaux du département des Bouches-du-Rhône, Vol 2, Alfred Saurel 1878, page 112

André Bouyala d’Arnaud, Évocation du Vieux Marseille, Les éditions de Minuit 1969, p. 391. 

🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑🐑

2019-08-24

Séranon et Valderoure

Séranon est le berceau de la famille Rebuffel.
C'est le patronyme le plus répandu entre Séranon, Caille et Vaderoure (06).

Mon sosa 142, "Jean" Baptiste Rebufel (Rebuffel) est né à Séranon, il s’est marié à Saint-Tropez le 5 octobre 1722.
Son contrat de mariage nous apprend qu’il est le fils de Philip Rebuffel et de feue Jeanne David. Le notaire et le curé ont inscrit Davite au féminin, le notaire écrivant qu’il est né à Séranon, le curé qu’il est originaire de la paroisse de La Val de Roure.
On ne peut consulter l’état civil de Séranon qu’à partir de 1692 et les homonymes ne me permettent pas d’établir leur arbre ascendant.
Voilà quelques imprécisions qui ne m’avaient pas embarrassée au début de mes recherches, trop heureuse d'avoir situé Séranon sur la route Napoléon, entre Grasse et Castellane, où j’étais passée peu de temps avant de découvrir ces ancêtres.  

En juillet 2015, j’ai voulu visiter Séranon, ce qui m'a apporte beaucoup d'éléments géographiques, de ressenti pour comprendre cette famille, mais aussi plusieurs questions sur leur lieu de vie.


Séranon est un village des Alpes-Maritimes à 1100 m d’altitude. Il se niche
aux confins du Var et des Alpes-de-Haute-Provence.

Dans ce toponyme : serre montagne en occitan. C'est un éperon rocheux calcaire, où s’accrochent le « vieux Séranon » et le château médiéval, mentionné en 1252.


Au Moyen-Age, la route entre Grasse et Castellane était un lieu de passage important, les voyageurs devaient s’arrêter à Séranon, pour acquitter un péage, lorsqu’ils se rendaient aux foires.

Il ne subsiste qu’une partie de la chapelle de Gratemoine (XIe siècle), possession de l’Abbaye de Lérins.



Grimpons ensemble sur le chemin qui menait au château. Il ne reste que des ruines. Le vieux village proche du château a été déserté par les habitants qui se sont installés dans les vallées, entre 1748 et 1774.

Le col de Séranon à 1300 m est le passage entre les deux vallées.
Valderoure : "la vallée des chênes", était à l’époque de mes ancêtres un hameau de Séranon ; c’est devenu une commune indépendante en 1790. 

En rédigeant cet article, je viens de trouver un frère de Jean, grâce à un arbre mis en ligne avec Geneanet. Pierre Rebuffel s’est marié, en 1708, à Valderoure où sont nés ses enfants. Sa descendance s’est établie à Saint-Tropez.
Quelle belle surprise de pouvoir correspondre avec les descendants de nos ancêtres, deux siècles plus tard ! Voilà comment partir en voyage ou écrire un blog contribuent à agrandir les expériences généalogiques.

En août 2019,

Nous avons eu envie de retourner à Séranon pour que mes enfants apprécient ce lieu superbe. 
Une crête rocheuse sépare les deux vallées qui ont abrité nos ancêtres jusqu’au début du XVIIIe siècle. La lumière est provençale, cependant la fraîcheur de l’air alpin est appréciable après la traversée du plateau de Canjuers. Lorsque nous arrivons à Séranon, le vent s’est levé, il amène d’inquiétants nuages gris acier, de plus en plus noirs, ils ont remonté au galop les gorges du Verdon et débouchent avec fracas sur le village.

L’aubergiste qui nous accueille avec le sourire, explique que tous les jours un orage éclate, un déluge lave le ciel et tout redevient calme. Un jeune homme, chasseur d’orages, confirme que Séranon est habitué à recevoir cette pluie qui verdit les prés. Caille qui est aussi un hameau de nos ancêtres a la particularité d’avoir des nuits très fraîches, il n’est pas rare de relever 6° au mois d’août.
Philip Rebufel (sosa 284) et Jeanne David (sosa 285) se sont mariés à Caille. Je ne pourrai en savoir davantage sur leur famille. Mais aujourd'hui, je connais un peu mieux leur  belle région. 

Leur fils, Jean Baptiste Rebufel, travaillait la terre dans la montagne. Le dépaysement a dû être important lorsqu’il est devenu laboureur, à Saint-Tropez, vers 1722. 

Bibliographie
R.J.Aubenas, Les vallées de Séranon et de Valderoure des origines à 1815, Ed. Mémoires et travaux de l’Association Méditerranéenne d’Histoire et d’Ethnologie, 1976

2015-06-28

X _ remonter 10 générations à Saint-Tropez



Mon père savait que son grand-père venait de Saint-Tropez. Au-delà,  pfuitttt … une vague légende.
Aujourd’hui, si je reprends notre arbre à partir des ancêtres de Victoire Simon (sosa 17) voilà le tableau :


Au XIXe siècle, les ancêtres de mon AGP paternels étaient tous des marins tropéziens. Leurs fils, leurs gendres et leurs cousins naviguaient comme eux.
Au XVIIIe siècle, la population de Saint-Tropez a fortement augmenté, car le port très dynamique était attractif.
Ursule Talon et son frère sont venus des ports voisins : Fréjus et Saint-Raphaël .
Au XVIIe siècle, il faut chercher les origines qui se diversifient .
Les registres BMS ne sont conservés à  Saint-Tropez que depuis 1692.

Jean Baptiste Marquet a épousé, en 1717, Marguerite Paule, fille de Jacques Paul, née à Vergons dans les Alpes de Haute-Provence.

Plusieurs familles Rebufel (et Rebuffel) quittent Valderoure et Séranon dans les Alpes-Maritimes au dessus de Grasse.
"Jean" Baptiste Rebufel se marie en 1722 à Saint-Tropez.

Le père de sa femme Marie Thérèse est Jacques Féraud dit La Liberté. Il vient de Collobrière (Var). Son acte de décès  indique en 1708 qu’il est « travailleur de terre ».

On voit que, pour certaines branches, les premières générations étaient des laboureurs descendus de leurs villages de Provence intérieure, mais ensuite leurs fils seront matelots et leurs petits-fils des capitaines marins.


Provinciae, regionis galliae
source Gallica. bnf.fr 
Bibliographie
R.J.Aubenas, Les vallées de Séranon et de Valderoure des origines à 1815, Ed. Mémoires et travaux de l’Association Méditerranéenne d’Histoire et d’Ethnologie, 1976
Maurice Aymard, Migrations, in La Méditerranée, sous la direction de Fernand Braudel, Flammarion, 1986
Gilbert Buti, Les Chemins de la mer. Un petit port méditerranéen : Saint-Tropez (XVIIe –XVIIIe siècles) Rennes, PUR, 2010