2021-02-28

Généatique 2021, mon logiciel

« L’outil dont je ne pourrais pas me passer. » #lemoisGeneatech


Presque tous les jours, je fais une balade dans ma forêt d’ancêtres. La clef de la porte d’entrée, c’est mon logiciel préféré, j’ai nommé Généatique

(J’utilise aussi Ancestrologie)


Logiciel genealogie Geneatique


Ma forêt comporte des arbres d’espèces variées, ainsi lorsque je veux me promener j’ai le choix de la région comme de l’ambiance ancestrale, car mes enfants sont les descendants de branches bien différentes.

J’héberge aussi plusieurs généalogies, d’ailleurs assez extraordinaires, appartenant à des amis, qui cohabitent dans mon logiciel, j'aime bien les visiter aussi. 

J’ai donc dressé 34 généalogies, les unes sont de tous petits bosquets, certaines abritent des arbres en pépinière attendant des sources pour croître, d’autres rassemblent des milliers d’individus.

J’appréciais lorsque la totalité de la liste se tenait sur la page d’accueil d’une ancienne version de Généatique. Maintenant, ne figurent que les quatre dossiers ouverts récemment et je dois cliquer sur plusieurs fenêtres avant d’y accéder à l’ensemble. Sûrement, je suis trop impatiente d’entrer dans ma forêt !


Le mode multi sessions permet d’ouvrir deux généalogies en même temps. Il est utile pour les comparer. Il faudrait que je prenne le temps de greffer et d’élaguer quelques branches.

J’ai reçu Généatique 2021 qui apporte quelques surprises bienvenues. Je n’utilisais certes pas toutes les possibilités des versions précédentes qui méritent d’être redécouvertes. Voici un petit aperçu de ce qui m’inspire.


Les arbres

L’écran propose trois menus d’arbres comportant chacun deux modèles que j’ai paramétrés. Cela multiplie les présentations de la généalogie que j’aime regarder sous différents points de vue. Le choix des arbres est un des points forts de ce logiciel, il en offre une centaine.

Détacher l’arbre sur un deuxième écran

Voilà une bonne initiative qui permet un confort de travail.  

Chronologie et Chronogramme

J’aime bien les arbres chronologiques. Et j’ouvre facilement l’onglet chronogramme pour comprendre quels individus ont vécu à la même époque. On peut les situer dans une dimension historique et politique avec les événements intervenus dans la société.


Les photos

Puisque je n’avais pas placé mes albums dans le logiciel, la mise à jour 2021 n’a pas retrouvé les liens, je vais dorénavant suivre les conseils que Cécile a donnés dans sa vidéo#Geneatech pour mieux gérer les médias.

Le recensement

Je pourrais m’occuper de saisir le recensement puisque la gestion est simplifiée ; dorénavant, il apparaît sur toutes les personnes vivant à la même adresse.

Carte géographique des migrations



À partir du menu document, nous avons accès à un outil génial qui permet de suivre les déplacements des personnes. Ainsi j’ai pu visualiser la cartographie des ascendants de Marius. Il me reste à mieux paramétrer nos ancêtres italiens, car n’apparaissent ici que les villages qui ont un code postal en France.  

La carte est interactive, on peut voir les flèches des trajets ou simplement un point sur les lieux.

On peut sélectionner la période, ce qui met en évidence les migrations successives, particulièrement significatives pour cette branche qui va s’installer sur le littoral et produire des familles de marins.

On peut cliquer sur les villes, pour connaître les événements nominatifs enregistrés.  

Si on zoome, il apparaît que la localisation n’est pas très exacte, alors nous avons la possibilité d’entrer les adresses manuellement. Cela n’est pas nécessaire pour les époques anciennes, mais je devrais reprendre mon challengeAZ à Marseille, puisque je connais plus précisément les rues auxquelles j’ai consacré les billets, je sais situer les immeubles. Je pourrais passer des heures à jouer avec cette cartographie qui offre beaucoup de possibilités.

 

La sauvegarde

J’ai opté pour le transfert dans Google Drive, ce qui est rassurant pour parer à un oubli de sauvegarde.

 


En rédigeant cet article, j’ai exploré certaines possibilités de la version Généatique 2021. Je n’en exploite qu’une petite partie. Je me rends compte que je devrais bousculer mes habitudes et utiliser davantage les listes, les médias, etc.


2021-02-19

Se mettre en route vers les Archives


Dans le cadre du challenge #lemoisGeneatechje raconte 

une découverte que je n’aurais pas pu faire sans me rendre aux archives. 

AD 13

Les recherches devant l’écran de l’ordinateur demeurent confortables et pratiques. Pourtant l’effort de se déplacer jusqu’aux lointaines archives procure une source d’émerveillement.
C’est alors que des ancêtres se révèlent, je comprends mieux leur vie et je situe leurs parents. 

Cette aventure s’est réalisée plusieurs fois. Cela m’a donné l’occasion d’aller jusque dans leurs villages et de les considérer comme les miens.

1re étape : les Archives des Bouches-du-Rhône à Marseille

C’était ma première visite aux AD 13, curieuse, impatiente de découvrir des actes de notaires, je récolte un maximum de photos de registres. Je ne prends pas vraiment le temps de les lire, seulement d’en apprécier l’odeur et le toucher. Je suis émue de voir que mes ancêtres avaient apposé leurs paraphes sous les actes.

AD 13, registre 367 E 122

Le contrat de mariage entre Estienne Mauroux et Anne Gatte a été dressé à Marseille, en l’an 1655 et le quatrième jour du mois de mai.


Je déchiffre avec surprise le lieu où il est né : Aubenas. Je ne lis pas la suite qui me demanderait une attention supplémentaire. Je prends des photos rapidement, car d’autres registres m’attendent.

Cela me plaît bien d’avoir un nouvel ancêtre originaire du sud de l’Ardèche...

Mais, plus tard je regarde les détails des clichés, il apparaît qu' Aubenas se trouve dans le diocèse de Sisteron. Il s’agit d’Aubenas-les-Alpes que je m’empresse de rechercher sur une carte.

2e étape : Aubenas-les-Alpes

L’été suivant, nous allons à Forcalquier, dans les collines du Luberon, nous faisons une halte à Saint-Michel-l’Observatoire, la route sinue à travers les champs de lavande. Nous découvrons Aubenas-les-Alpes, notre minuscule village, il n’a qu’une place et qu’une seule rue. Deux Albascecoises sont ravies de me montrer, niché dans un panorama superbe, le hameau des Mauroux qui a conservé le nom de mes ancêtres.

Je raconte cela dans ce billet : Un tout petit village.

Les Mauroux et les Reyniers à Aubenas, 04

3e étape : les Archives des Alpes de Haute-Provence, à Digne.

Jean Mauroux, le père d’Étienne a déposé son testament en 1656, chez le notaire de Saint-Michel. C’est aux AD 04 que je suis allée le lire.

Je raconte cela dans le billet : Une constellation familiale en Luberon.



Je ne pense pas trouver davantage d’indices pour continuer, mais je sais que je retournerai dans le village d’Étienne (sosa 1162) pour le plaisir de me sentir chez moi dans ces collines provençales.


Ps. Le couple Jean Mauroux et Magdeleine Reynier figure dans plusieurs généalogies publiées sur Geneanet, copiées et recopiées avec des erreurs sur les patronymes. Personne n’a remarqué que mon Etienne n’avais pas disparu, il était allé s’établir à Marseille. 

Alors, s'il vous plait : recopiez-moi ! 

2021-02-12

Pourquoi était-ce un secret ?

Parlez nous des histoires d’amour, autour du thème de la Saint-Valentin. #lemoisGeneatech

Marius en 1917


Ma grand-mère a voulu cacher que son mari était veuf avant de l’épouser. Elle a confié cela à sa belle-fille en lui demandant de garder le secret. Mon père ne l’a découvert qu’après le décès de sa mère, au moment où il a ouvert le livret de famille de ses parents.

Ma mère se souvenait d’avoir entendu que cette première femme était originaire du Gévaudan, cette province est une terre de légendes et de mystères. Nous nous sommes interrogés sur la raison du silence autour de ce couple. J’ai même pensé à un drame irracontable et j’ai élaboré des hypothèses.

Mes cousines supposaient qu’épouser un veuf était autrefois une honte. Il n’en est rien. Je leur ai rappelé que Bruno, le père de Marius, s’était marié en secondes noces avec Marie Nicolas. Les demi-frères Baptistin et Marius formaient une fratrie unie. D’ailleurs, dans les familles marseillaises du côté de sa mère, il est particulièrement fréquent que des veufs se remarient, davantage même que dans d’autres branches de nos généalogies.

De Françoise Marie Mathilde Prudence Massat, je ne connais que son nom. Les photos n’ont pas été conservées, je suppose que ma grand-mère les a détruites, ou alors elles sont restées anonymes.

Je ne sais pas où elle est née.

Marius et Françoise se sont mariés le 29 août 1913 à Narbonne. Aux Archives de l’Aude, on ne trouve pas d’acte en ligne postérieur à 1872.

Françoise est décédée au printemps 1914, en Auvergne, mais j’ignore le lieu. 

 

Depuis que j'ai ouvert son journal tenu pendant la Grande Guerre, je sais que Marius était amoureux de Françoise et que sa mort lui a causé un profond chagrin.


Il évoque le premier anniversaire de son décès, en mai 1915, alors qu’il se trouve sur le Front d’Orient, dans les Dardanelles.

Samedi 15 mai.

Aujourd’hui ma pensée est bien loin d’ici. Il y a exactement un an que j’accompagnais ma pauvre femme sur les hauts plateaux d’Auvergne espérant que l’air pur et les bons soins auraient raison de son mal. Je me remémore ce départ et ce voyage, le dernier que je fis avec elle. Toute cette journée je ne vais penser qu’à elle.

Vendredi 28 mai.

Ma blessure est presque guérie.

Marius écrit à différentes personne et… au père de Françoise avec qui les relations devaient être bonnes.

Je viens de m’occuper : j’ai écrit au beau-père Massat.



J’ai de la peine en voyant cet homme si triste, confiant sa douleur intime à son carnet, tandis que les obus tombent autour de lui.

Sur la photo ci-dessus, en 1917, Marius est en deuil de sa mère. Il va épouser Rose, ma grand-mère à la fin de la guerre.

J’aimerais connaitre mieux sa première épouse qu’il a tant aimée.

Si vous retrouvez Françoise Massat, le 29 août 1913 à Narbonne, invitez-moi au mariage, j’ai plein de questions à lui poser.

Voici la série de billets sur Marius :

Marius pendant la Grande Guerre

Marius

Dans les Dardanelles

Une petite chaussure mystérieuse

2021-02-05

De gros dictionnaires


« Présentez une source peu ou pas connue. »  #lemoisGeneatech

Les historiens, les sociétés savantes et les réseaux de sociabilité rassemblent une foule de biographies, où l'on trouve des cousins ou des connaissances dans l'entourage de nos vieux Lyonnais.


Vous vous souvenez de ma chère Zélia qui a produit une importante correspondance, elle donnait des nouvelles de ses amis. Je ne pouvais pas toujours les situer. Maintenant, je sais où les rencontrer, ils habitent les pages de ces gros dictionnaires.


Le Dictionnaire historique des Académiciens de Lyon.

Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon


C’est un pavé que m’offrent les académiciens lyonnais. Un dictionnaire lourd comme le poids de trois siècles (1700-2016). Je suis ravie de le recevoir, impatiente de rentrer dans le paysage qui figure sur la couverture. J'ai glissé entre les feuilles, le projet des ateliers que l’équipe des Wikipédiens propose de mettre en œuvre. C'est une liste comportant des académiciens ayant un article dans l’encyclopédie Wikipédia et ceux qui mériteraient que l’on en crée un.

824 hommes dorment à l’intérieur des 1370 pages. Pour les réveiller, j’ouvre délicatement ce mastodonte qui garde l’entrée de la rivière. Je plonge


CF Nivard, vue de Lyon, bords de Saône, 1806.


Les pages défilent sous mes doigts comme le limon de la Saône. Les petits caractères se serrent au-dessous des noms en gras, un nom et deux dates entre parenthèses. L’ouvrage situe les réseaux lyonnais, dès la naissance, il cite les parrains, les ancêtres, la formation et les occupations des individus, les sociétés savantes dont ils font partie. En apnée dans les profondeurs, je survole quelques biographies.

Il ne s'y trouve aucun aïeul direct, mais des collatéraux, des cousins, des amis, des ancêtres de nos cousins dont je suis occupée à numériser les archives. J’ai repéré des noms familiers : Jean Guerre, Honoré Torombert, Louis Charrat. Je viens de créer leur article, ainsi que ceux de Mathieu et Alexandre Varille, Jean Espérance Blandine de Laurencin et de plusieurs peintres lyonnais qui sont liés à un nouveau projet de recherche… Je continue à rassembler les sources pour écrire ou compléter.


Le Dictionnaire historique de Lyon



Toujours à portée de main, je le consulte régulièrement, car il me donne des clefs pour comprendre cette ville de Lyon qui est devenue la mienne.

Au cœur des mille cinq cent quatre pages présentant sept mille sept cents entrées, j’ai trouvé des clefs pour certains cousins à qui j’ai consacré des billets : Pierre Antoine Barou du Soleil, Paul et Claude Berthaud, Thomas Blanchet, Benoît Daurolles, Alphonse-Constance Duboys, Jean Dufourt, Joseph Pérouse. Et beaucoup d’amis de ceux-ci...

Si je rencontrais Zélia ou ses belles-sœurs, je pourrais participer à leurs conversations. Ne dit-on pas: "A Lyon, "cousiner" est plus important que d'être riche.



2021-01-23

Blog anniversaire 6 ans

Mon blog, créé en janvier 2015, fête ses 6 ans cette année.

Il compte à présent 347 articles.

En 2020, j’ai publié 49 articles et le cap des 10 K de commentaires a été dépassé.


Deux billets écrits cette année sont entrés dans le top 10 des plus lus :

"Une petite chaussure mystérieuse" arrive en 2ème position avec 2,81 k de vues. C’est aussi celui qui figure dans le bel ouvrage Généalogie des éditions Archives &Culture.

"Sans aucune preuve, juste de l’intuition", avec  2,06 k de vues, arrive à la quatrième place. Les billets de cette année rencontrent des lecteurs qui deviennent fidèles, c’est l’avantage lorsqu’un blog prend de l’âge. Bien sûr, les statistiques n'indiquent pas le nombre d'internautes qui ne sont pas des robots et qui lisent réellement, mais cela reste une indication sur la popularité des thèmes.



 

Bilan de l’année 2020

Deux thèmes se dégagent :

Les épidémies

Puisque l’épidémie est apparue comme le sujet phare de l'année 2020, nombreux sont ceux qui se sont penchés sur les dates et les circonstances des décès, notamment  lors de la Grande Peste. Je pensais que mes  Provençaux avaient été épargnés, cependant j’ai trouvé la mention d’un  acte de décès précisant que l'une de mes ancêtres avait succombé à la peste à Marseille en 1720.

Certains ont traversé d’autres époques où les épidémies leur furent fatales. Ainsi, Noël Camoin a fait son testament en 1468, à Marseille.

La grippe a emporté Anne en 1918, c’est une lointaine cousine que l’on regrette encore.

Devenant plus attentive à ces fléaux, j’ai compris que Pontevès a été repeuplé au XVe siècle par des familles venant de Ligurie, et qui sont sans doute mes ancêtres. 

Cette balade en Provence,  autour de Barjols et de Pontevès, a de plus inspiré cinq billets au cours de cet été 2020.

Les amis de mes ancêtres

Les voisins, amis et parrains de mes ancêtres deviennent des personnages à part entière dans l’histoire de la famille.

C'est tout au long d'une série en trois épisodes que j'ai rencontré Paul Blanc, et que j'ai essayé de comprendre ce que les gens de notre village pensaient de ce curieux voisin. Je me demande encore quelles étaient les conversations  entre mon aïeule, Éléonore et Rosalie, sa voisine.

Autour de Thomas Blanchet, les personnalités se pressent tels l’ami Mimerel et Germain Panthot. Ces artistes ont laissé au XVIIe siècle leurs marques dans la ville de Lyon  qui a recruté les mains les plus savantes. Alors : Salut l’artiste !

Marseille et la Provence

Le ChallengeAZ nous a emmenés à Marseille, tout au long du mois de novembre. Il m'a donné l’occasion d’explorer des dizaines de photos, récoltées aux archives des Bouches-du-Rhône, que je n’avais pas  complètement exploitées. Ce défi m’a permis de préciser beaucoup de situations. Je vais continuer à vous faire visiter Marseille, car les découvertes se succèdent encore.

J’ai créé des articles Wikipédia, souvent en relation avec mes recherches, sur des personnages apparentés ou dans l’entourage de nos ancêtres. 

 

Projets pour l’année 2021

Challenge de janvier

Au cours de ce mois de janvier 2021, je participe avec les Wikipédiens lyonnais au concours 1 jour/1 article, dont j’ai soutenu la formule qui vous rappellera le ChallengeAZ des généablogueurs.

D'autres éditathons sont en cours d'élaboration avec les Archives du Rhône, les Archives de Lyon, le musée d'Histoire et l'Académie de Lyon. Ce sont pour moi des échanges bien enrichissants qui font circuler les conaissances liées à nos familles lyonnaises.


Les Ziniars

J’ai été sollicitée sur le sujet des peintres du groupe des Ziniars. Il y a 100 ans, ces artistes formaient l’Avant-Garde, ils se réunissaient à Lyon pour échanger et exposer leurs œuvres. Me voilà à la recherche de leurs actes d’état civil, de leur fiche matricule et des liens avec leurs familles pour reconstituer leur biographie.


Je viens de recevoir la confirmation d’une hypothèse, grâce à un contrat de mariage de 1649, il m'a été communiqué par un membre de la société d’histoire de Lyon. Les frères de Toinette Daurolles sont bien les célèbres maçons qui ont notamment construit l’Hôtel de Ville de Lyon. Puisqu’ils sont alliés à sa famille, je vais donc reprendre des articles de la série de mon cher Thomas Blanchet.

 

Et je me demande si je ne vais pas vous emmener en Auvergne pour le prochain ChallengeAz, je commence à tracer une feuille de route, pour organiser si la balade est faisable. 

🌼🍁🍃🍄🌿🌰🌱

J’espère que vous continuerez à me suivre et ainsi à m’encourager pour continuer les promenades dans la Forêt de Briqueloup.


2020-12-25

Notre Noël au XVe siècle à Marseille


Puisque nous sommes réunis en ce 25 décembre, c’est l’occasion de vous parler de Noël Camoin, notre ancêtre dont je viens de faire la connaissance, à la suite de mon ChallengeAZ qui nous a emmené à Marseille. 


Nouelly 


- L’an passé, tu nous avais raconté le sosa Noël de notre arbre. 

https://www.briqueloup.fr/2019/12/il-sappelle-noel.html


- Alors, cette année, j’ai eu la surprise de découvrir un Noël dans ma branche marseillaise. C’est votre sosa n°205244, pour moi n° 74172.


- Tu disais pourtant qu’il n’y avait aucune personne portant ce prénom dans ta généalogie ?

- Et bien il y a quelques jours, une amie de mon groupe FB « Généalogie en Provence » a posté  ce testament déposé par Noël Camoin.

J'ai pensé que ses descendants avaient bien de la chance de connaître un tel document. Elle m’a répondu que cet homme était probablement aussi mon ancêtre, puisque beaucoup de Marseillais le retrouvent dans leur généalogie.

J’ai vérifié mon arbre et je l’ai comparé avec leurs grandes généalogies qui s'étendent si loin. Eurêka ! Ce très vieux grand-père est aussi le mien, si on remonte à la génération XVII.

- Que sais-tu donc de lui ?

- Noël Camoin vivait au XVe siècle. Son père Jean Camoin est connu à Marseille comme fondateur du village des Camoins.



- Un patriarche ! Comme celui des Olives ?



- Écoutons ces paroles de notre Noël Camoin, le 17 juillet 1468.

« Moi, Noël CAMOIN, travailleur de cette ville de Marseille, sain d’esprit, bien que je sois détenu dans mon lit par la peste, je fais mon dernier testament nuncupatif. »
 



Il ne doit pas être bien vieux, Jeanne qu’il a épousée trois ans auparavant est déjà morte. Elle lui a laissé un petit garçon, Michel âgé de deux ans.

- Oh, c’est émouvant !

- Il organise d’abord ses funérailles « Je souhaite que mon corps soit inhumé dans l'église des Frères Prêcheurs de cette ville, dans la tombe où a été ensevelie Jeanne ma feue épouse. Je veux que mon corps soit accompagné à sa sépulture par quatre cierges d'une livre, mais je laisse mes funérailles aux bons soins de mes héritiers. »

Sa mère se trouve près de lui. « Je lègue à dame Jeanne CAMOIN ma mère pour tous ses soins 20 florins ». Peut-être est-ce elle qui s’occupe de Michel, son « fils bien aimé », son héritier universel. 

- Tu as appris tous ces détails dans son testament ?

Il est écrit en latin, j’ai trouvé une partie de la transcription des trois pages sur Geneanet.

A chacun de ses trois frères, Pierre, Bérengier et Jean qui est le tuteur de Michel, il fait des dons, argent et vêtements. Ses deux sœurs, Guillelme et Douce ont dû être dotées auparavant, car il ne les mentionne pas. 

- Elle est bien triste ton histoire, pourtant tu sembles heureuse de la raconter.

- Oui ! La généalogie nous réserve des surprises : des joies et des larmes chez nos ancêtres.

Descendants de Jean Camoin

Je lance un appel aux innombrables descendants de Jean Camoin (père de Noël) qui m'ont aidé à rassembler l'histoire de sa famille, soyons cousins !

(à suivre)


2020-11-30

Z_bilan de A à Z

 

De A à Z, cette promenade à Marseille m’a donné l’occasion de rencontrer mes ancêtres et de me repérer dans cette ville. 


Voici un résumé des 26 articles du ChallengeAZ, réalisé avec Genially,

avec un index pour y accéder, en dernière page.


2020-11-28

Y_ timeline à Marseille



Après une description cartographique, il est temps représenter mes recherches dans l’espace-temps.

Voici une timeline réalisée avec Genially.   (La carte est interactive, cliquez sur + )

2020-11-27

X_les rues inconnues

Arrivée à la fin du ChallengeAZ, je commence à mieux repérer les rues de Marseille qui m’étaient inconnues. Cependant, beaucoup d’adresses où ont vécu mes ancêtres restent mystérieuses.

Marseille_ Mathieu Merian, vers 1636-1644

Les noms des rues n’étaient pas inscrits sur des plaques avant 1782. Avant de devenir officiels, ils dépendaient de l’appellation que leur donnaient les habitants.

J’aimerais bien en avoir connaissance, mais ils sont rarement mentionnés dans les actes que j’ai récoltés. Alors au mieux, je peux noter leur paroisse.

Dans le vieux Marseille, beaucoup d’immeubles ont été détruits, les quartiers ont changé de nom. Je ne résiste pas à dresser une liste de ruelles dans lesquelles nos ancêtres vaquaient à leurs affaires :

Rue de la Tasse d’argent, rue Robe verte, rue des Bannières, rue des Quatre-pâtissiers...

Rue des Auffiers (marchands de sparterie)

Rue Bouterie (des tonneliers ou boutiers)

Rue Galinière (un galinier est un marchand de poulets)

Rue Ganderie (guada signifie filet de pêche)

Rue Lanternerie (des marchands de lanternes)

Les habitants de Marseille ne devaient pas sortir sans lumière après l’heure de la tombée du jour qu’indiquait une cloche de l’église des Accoules. Il était indispensable alors de s’éclairer avec une lanterne.

Rue de Nuit, rue de la Lune blanche, rue de la Lune d’or…


clocher de ND des Accoules


La rue Ambouquier tiendrait son nom d’Adam Bouquier, il vivait là au début du XIIIe siècle. C'est le patriarche d’une famille réputée qui joua un rôle important à Marseille en donnant plusieurs consuls.[*] Il se trouve qu’Adam est mon ancêtre.

[*] source : rue Ambouquier in : Notice historique sur les anciennes rues de Marseille démolies en 1862 pour la création de la rue Impériale, Augustin Fabre, 1862

https://books.google.fr/books?id=7xPiXRFSFXUC&pg=PA95&dq=famille+de+Bouquier+%C3%A0+Marseille&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjW6oy257ftAhXMy4UKHWgGDC0Q6AEwAHoECAMQAg#v=onepage&q=famille%20de%20Bouquier%20%C3%A0%20Marseille&f=false


J’ai choisi ces lieux pour écrire les billets du ChallengeAZ. Avec ce cadre de A à Z, mon thème « les rues de Marseille » apparaît contraignant, alors j’ai parfois fait un pas de côté. Mais grâce à ces recherches, je connais mieux la ville où ont vécu mes ancêtres. (Vive le "ChallengeAz ! ;-) )

Les voici représentés sur la carte Google MyMaps en ligne. Vous pouvez cliquer, zoomer et explorer les points. Si cela donnait envie à certains de mes lecteurs de cartographier leur généalogie, un tutoriel est détaillé dans l’article précédent Where, d’où viennent-ils ? 





2020-11-26

W_ Where, d'où viennent-ils ?

La plupart de mes ancêtres marseillais ont une origine provençale, leurs familles vivaient dans les bourgs de l’arrière-pays de Marseille.

Cette carte, réalisée avec mon logiciel Généatique 2021, montre quelques chemins tracés par la famille de Magdeleine Decomis, au XVIIIe siècle.




En élargissant les recherches, lorsque j’aurais consulté les actes BMS, je pourrai ajouter d’autres lieux : Aubagne, Auriol, Roquevaire… avec des généalogies documentées. 

Généatique crée facilement ces cartes des migrations.

Documents sélection d’un modèle : ascendance

Sélection d’une personne (ici : Marie Nicolas)

Je n’ai coché que l’option naissance, afin de simplifier. 

Prenons le temps d'explorer le choix du fond de cartes proposées. 

Les trajets s’affichent par défaut, mais c’est ce qui me semble le plus intéressant ici.



Mais si l’on remonte le temps, on rencontre des personnes qui sont descendues de la montagne. Les garçons ont épousé des filles de Marseille, ils ont laissé leurs parents et leurs frères aînés dans leurs villages du Var, des Alpes de Haute-Provence et des Alpes-Maritimes.


Le nombre de nos aïeux de la province d’Imperia, en Ligurie, augmente au fil de mes recherches. Toutes les informations que j’ai eu la surprise de découvrir sur Geneanet ne sont pas encore vérifiées et intégrées dans ma généalogie. Cependant, je ne résiste pas à imaginer les lieux parcourus par mes ancêtres. Ce sont souvent de petites gens pas très riches, de courageux migrants cherchant une vie meilleure. 

Cela m'a plu de trouver Jean Baptiste SIMON, un marin né en 1762 à Chiappa, et tant d’autres qui sont nés dans des villages montagnards dont les noms m’enchantent. Parmi eux : 

Catherine Calvo, née à Pairola au XVIIIe siècle.

Pierre Borrel, né à Montegrosso Pian late est mort en 1513 à Marseille.

Jeanne Sebilly, née à Pieve di Teco est décédée vers 1490.

Bertone Tomaso Durbec, né à Porto Maurizio vers 1455.

Et encore, Jauffrey de Napoli, né à Naples, mort en 1371 à Marseille.

 

La carte ci-dessus localise les individus arrivés directement à Marseille.

En suivant ce lien : https://www.google.com/maps/d/edit?mid=1IeyJ3MxKpaX3ifd19QMkK0U9LZwpzOXs&usp=sharing

elle peut être visionnée sur Google Maps, où vous pourrez apprécier les possibilités de voir le relief géographique et de zoomer pour un voyage rapide. En cliquant sur les points que j’ai déposés dans les bourgs, apparait le nom de la personne  (il me reste à compléter le numéro sosa).

 

 Voici comment j’ai procédé :

Dans mon logiciel Généatique 2021 :  Onglet Documents -> Ascendance

Choisir, parmi celles qui indiquent le lieu, une liste d’ascendance, avec un maximum de générations (j’ai choisi comme personne de départ mon Arrière-grand-mère).  

->Suivant -> on obtient la liste sous forme de tableau.

A partir de ces données, j’ai dressé un tableau Excel. Les colonnes Ville _ Code sont indispensables.

 


J’importe le tableau Excel dans Google My Maps.

J’ai dû réajuster au cas par cas le code de la ville, parfois Google accepte le code postal, d’autres fois le code INSEE, allez comprendre !

Pour les villes en Italie, je les ai déposées manuellement avec le repère dont on peut choisir la couleur.

Parmi les fonds de carte, le plus lisible est le moins chargé, mais c'est selon le goût de chacun.

 Il faut rendre la carte en mode public pour avoir la possibilité de l’intégrer à mon site.  Regardez ! elle devient interactive : zoom avec la roulette, déplacement, et clic sur le repère etc.


Bien sûr, ceci est l’état de mes recherches, cette carte contiendra d’autres lieux, lorsque plusieurs branches seront vérifiées avec des sources sûres.