2026-11-02

B_ Bateaux à vapeur

 

Lyon bateaux à vapeur sur le Rhône


En septembre 1841,

Jean Guerre et son frère descendent le Rhône, depuis Lyon, jusqu’à Beaucaire.

Jean tient le journal de ce voyage dans ses carnets qui ont été conservés.

Voici quelques extraits qui nous font partager le voyage de ces hommes.

Partons avec eux, si vous ne craignez pas les intempéries.


1841, le 21 septembre     Lyon – Beaucaire      



Parti pour le midi, avec mon frère, par le bateau à vapeur L’Aigle.



Départ annoncé pour 4h effectué à 7h1/2 à cause du brouillard.

A Vienne 9h 10 : même cause, beaucoup de vent.

À Valence à 1h5 : vent toujours plus violent, départ à 1 h 25 (de l'après-midi).

À Pont St-Esprit 5h : ne pouvant aller de jour à Avignon, on a arrêté, débarqué.

Logé hôtel de Luxembourg. Bonne compagnie et jolies femmes à souper, mauvaise cuisine. Lits durs, assez de propreté.

 

Pont-Saint-Esprit

22 septembre

Parti à 5h pour Avignon. Éclairs, tonnerre, pluie.

Avignon

7h 3/4 arrivé à Avignon.

8h   orage forte pluie, averse. Refus du bateau de continuer route sous prétexte qu’il devait faire échange avec un autre Aigle, hors d’état d’aller à Lyon. Réussite de transborder, mais il pleut trop.


On pourrait s’arranger avec Le Crocodile pour nous mener à destination ; mais nécessité aussi de transborder et d’attendre. Plainte au maire, à midi, qui fera appeler le directeur.

Nouvelle combinaison ; on nous jette sur La Sirène. La pluie avait cessé. Départ à 3h moins1/4.


Beaucaire

Beaucaire arrivée à 4h1/2 (de l'après-midi) un peu plus. Bon diné, Hôtel du Grand Jardin.

Cet établissement est cité dans le Manuel complet de la cuisinière provençale, paru en 1886, dans le chapitre du bœuf en daube :

« Il y a quelques vingt ans, à l'hôtel du Grand Jardin, à Beaucaire, pour la foire, avec une brigade de sept à huit cuisiniers on servait de dix-huit cents à deux mille déjeuners et autant de dîners. »

Beaucaire est connu pour la grande foire qui se tient du 22 au 28 juillet. Nos deux Lyonnais ont diné dans cet hôtel, il devait certainement offrir beaucoup plus de calme en ce début de l’automne. Soyons assurés qu’ils ont fort bien mangé. 

Dans la cour de l’Hôtel du Grand Jardin se trouve un platane remarquable par sa circonférence de 5,72 mètres.

                                                                                                                              

Le voyage continue vers Nîmes et Montpellier. C’est la saison des vendanges : « abondance et qualité » note Jean qui visite des domaines chez des connaissances.



2026-11-01

A_ Ah que de beaux voyages



Voyager _ Écrire

Avanti ... Quel dynamisme chez nos ancêtres !

Ayant diverses occasions de se déplacer, ils ne se montraient pas rebutés par les difficultés de leurs périples. Les récits de leurs voyages se révèlent surprenants, passionnants, et souvent piquants de fraîcheur. Je les ai lus dans les lettres envoyées à leurs familles.


L’écriture fait partie de l’art de voyager. Raconter son voyage relève d’une habitude ou d’un devoir. Mais c’est aussi un plaisir épistolaire. Je suis étonnée que malgré la fatigue, ou l’envie d’explorer les lieux, Zélia, Eliza, Virginie, Jean, Pierre Antoine, et les autres trouvent le temps de rédiger des comptes-rendus de leur journée. Dans leurs bagages, ils ont emporté plumes, encre et papier à lettres, et peut-être un écritoire comme celui-ci.

Il importait de donner des nouvelles le plus souvent possible pour rassurer l’épouse, les cousins, les amis qu’ils quittaient provisoirement. Puisque le voyage comporte des risques supposés ou réels, l’inquiétude s’amplifie avec la distance. On attend donc des proches qu’ils racontent avec un maximum de détails.

1860, Alfred Stevens, News from Afar


Au fil des 26 billets de ce ChallengeAZ 2026, je vous invite à découvrir les fonds de correspondances que j’ai étudiées.

Les lettres ont été écrites aux XVIIIe et XIXe et XXe siècles par certains cousins dont les descendants m’ont permis de numériser leurs archives.

Leurs ancêtres allaient à Paris, ou ailleurs, ils traversaient la France, ils allaient prendre les eaux en Auvergne, ils découvraient les montagnes en Suisse, les villes en Italie. Et plus loin encore…

Je vais partager leurs impressions, leurs étonnements, leur impatience, leur bonheur d’arriver dans un nouveau lieu. Les anecdotes et les récits de leurs rencontres, m’ont ravie; et je pense à eux en suivant leurs routes à la vitesse du XXIe siècle, ou en laissant mon imagination rêver sur des cartes anciennes.

Je vais me documenter pour illustrer les voyages et déplacements, pour voir les trajets et calculer les temps de parcours, en diligence, en bateau à vapeur, en train.

Et ainsi mieux comprendre leur vie.


Le plaisir d'écrire 

Je vous ai souvent parlé de la tante Zélia, en lisant ses confidences dont il me semblait être destinataire, elle m’est devenue très proche.

Zélia, Augustin et leurs fils se sont installés à Paris depuis quelques mois. Augustin est médecin, il n’a pas trouvé de travail. Zélia regrette cet éloignement avec la famille de son mari. Elle écrit régulièrement à Virginie, sa belle-sœur qui vit à Lyon.


16 février 1866   lettre de Zélia

Zélia confie qu’ils auraient aimé revenir à Lyon pour voir la famille, mais ils vont se résoudre à passer leurs vacances de Pâques à Paris. 

« Nous serions allés à Lyon tout droit sans ce maudit argent qu’il faut toujours et sans lequel on ne peut pas se remuer ; les voyages ne seraient plus rien sans cela, car ils ne sont réellement pas pénibles mais en revanche, ils sont très coûteux. »


Le plaisir de recevoir des lettres

Joséphine remercie sa fille pour le courrier qu’elle lui adresse. Thérèse a été invitée chez son oncle Augustin, en juin 1901.


« Ma chère petite Thérèse,

Tu es vraiment bien gentille de nous écrire aussi régulièrement, et je t’avoue que je ne m’attendais pas à être gâtée ainsi surtout pendant votre ravissante traversée de St-Michel. Merci donc des cartes postales qui nous permettent de vous suivre un peu en esprit, et de tes longues lettres qui font plaisir à lire tant elles respirent la joie et le bonheur.»

Alors, partons en voyage et écrivons !

Les correspondances épistolaires ont été le thème de mon challenge AZ 2022

Avec 26 lettres pour écrire



2026-10-18

Généatique 2027

 

J'ai installé Généatique 2027 et je viens vous donner ici mes impressions sur ce logiciel de généalogie qui m’accompagne, tel un ami fidèle avec qui je peux partager mes découvertes et qui sait les mettre en valeur.

L’installation est ultra facile, sans stress si l’on suit les indications, j’ai supprimé la version précédente 2026 et j’adopte immédiatement la plus récente.

Cette nouvelle version apporte des changements agréables.

 

Les arbres

L’album des différents arbres était déjà très fourni.

En 2027, nous avons la chance de découvrir encore des nouveautés, ce ne sont pas moins de 17 arbres offerts comme des cadeaux. 

Onze arbres d’ascendance : cognatique  ou  agnatique. Trois arbres de descendance. Trois arbres mixtes. Et des arbres compacts qui se serrent pour être mieux imprimés.

J’apprécie la qualité des différents graphisme.

L'ascendance cognatique est celle des hommes du côté paternel.

L'ascendance agnatique fait apparaitre la mère de la mère de la mère etc. A chaque génération apparait un patronyme. C'est une manière intéressante de mettre en valeur ces aïeules. 


Les lieux

La gestion des lieux est époustouflante.

L'endroit se géolocalise automatiquement, que ce soit en France ou dans n’importe quel pays du monde.


OpenStreetMap, est la carte par défaut. D’autres choix sont possibles, parmi ceux-ci la carte de Cassini fait partie de mes favoris.


Dans l'écran de saisie,

en cliquant sur le témoin du lieu, une carte apparaît avec la ville, et le lieu-dit quand il est noté.


La localisation se révèle tellement précise que l’on peut zoomer sur un lieu-dit, sur l’adresse exacte d’une maison. À condition que la numérotation ait été conservée, elle est transposée dans une rue actuelle.

Si l’événement est très ancien, mais que je connais le terrain, le lieu-dit, ou cette rue qui a changé de nom, ou encore cette église disparue, je peux les situer sur la carte. Je place un point et je valide avec le bouton « choisir cette localisation ».

 

Pour les lieux-dits, ou les adresses, c'est tout aussi intéressant.

Dans le cas d’une ville qui n’est pas familière, il est particulièrement utile de voir le repère se placer dans la rue, même si l’on ignore l’arrondissement, le logiciel le trouve illico.  : -> Localiser ce lieu-dit.

Lorsque je connais mieux ce hameau, ou cette rue,  je peux les situer sur la carte et placer un point. Il faut  —>  définir le point choisi .

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Nous allons maintenant effectuer un rangement dans la base des lieux. J’avoue que c’est un plaisir de mettre de l’ordre dans mes généalogies.

 

Dans l’onglet utilitaire -> Gestion des lieux 

Tous les lieux que j’ai entrés apparaissent; cependant, il est nécessaire d’en préciser certains.

Par exemple, j’ai noté un peu rapidement Varna, sans dire que c’est une ville de Bulgarie. Le logiciel va faire plusieurs propositions et je peux alors sélectionner Varna en Bulgarie.


Pour Vaulx, je cherche la personne concernée et je vais sur sa fiche. Il s’agit de Pierre Verney dans la branche savoyarde, mais j’ignore encore quel est ce lieu. Dans l’onglet lieu de référence, le logiciel va me suggérer plusieurs villes. Grâce à la carte, il est facile de décider que c’est en Haute-Savoie puisque je reconnais les villes voisines. Je clique sur Reprendre pour actualiser.


A propos de l’onglet : Personnes concernées

J’ai une suggestion :

J’aurais vraiment souhaité un petit signe 👉à côté du nom, pour indiquer si c’est un sosa.


Continuons  le rangement:

Dans l’onglet Utilitaires -> Gestion des lieux -> Édition, fusion, localisation.

La Fusion des entrées est très pratique pour nettoyer la base de données, car il se trouve des doublons de villes insuffisamment identifiées.


De même pour les lieux-dit, on doit harmoniser les différentes entrées avec des variantes orthographiques selon les époques.

Après la fusion, il y aura un seul lieu-dit "La Bergerie".


A présent, les lieux sont bien paramétrés, je vais pouvoir obtenir des documents de meilleure qualité.

Depuis quelques années, Généatique propose différentes possibilité de cartographier les lieux de vie. 

Carte de voisinage


Les ancêtres de mon arrière-grand-mère sont originaires de ces villages en Ardèche. Grâce aux coordonnées mises à jour, ils sont à présent bien positionnés, et je peux zoomer jusqu'aux lieux-dits connus. 

Les tests effectués pour écrire cet article m’ont déjà permis d’améliorer grandement la base de ma généalogie. Ce que je vais continuer à faire …


Une autre évolution attendue de Généatique 2027.

 

Je ne pouvais conseiller de découvrir la version démo qu’à mes amis travaillant sous Windows. Depuis quelques semaines, Généatique fonctionne maintenant pour Mac et Linux. J’aimerais bien pouvoir les initier au plaisir des recherches généalogiques et partager les découvertes que j’ai faites pour eux.

 

Voir aussi:

Les marqueurs avec Généatique 2026



 


2026-09-14

Hastings

 

Depuis que j’ai commencé mes explorations généalogiques, mes voyages de vacances m’emmènent souvent dans les lieux de vie de nos ancêtres. Et là, je cogite sur de nouveaux billets à écrire et à illustrer.

Mes rêveries flottent un peu lorsque je me trouve en terre inconnue où ne pousse aucune forêt (de Briqueloup). Ainsi, s'il arrive que le vent ait transporté de lointaines branches dans des lieux improbables que je visite, je suis ravie.

 

Hastings, les ruines du château sur la colline

Cet été, je me trouvais en Angleterre, bien loin de mes arbres. Invitée par une amie à Hastings, je me suis penchée sur l’histoire de la bataille à l’issue de laquelle Guillaume, duc de Normandie, est devenu roi d’Angleterre.


‘Voici le duc Guillaume’ HIC EST DUX WILLEL (MUS). Il soulève son casque pour se faire reconnaître sur le champ de bataille.

 La tapisserie de Bayeux, dont on parle beaucoup en ce moment, est actuellement prêtée et exposée au British Museum. Elle met en scène la bataille qui s’est déroulée à Hastings, le 14 octobre 1066.

 

Guillaume, duc de Normandie, a traversé la Manche,  il débarque dans le Sussex avec une armée d’archers et de cavaliers. Il gagne la bataille, ainsi que son surnom Guillaume le Conquérant. Il rentre à Londres, puis le 25 décembre, il est couronné roi d’Angleterre à l’abbaye de Westminster.

Par habitude de généalogiste, j’ai examiné attentivement son ascendance.

Son père était le cousin d’Édouard, roi d’Angleterre ; celui-ci étant mort sans héritier, Guillaume revendique la couronne d’Angleterre.


Guillaume est le fils de Robert Le Magnifique, si celui-ci portait haut un tel nom, on imagine qu’il a séduit plusieurs femmes. À l’époque, il pouvait aimer plusieurs concubines de façon officielle. En effet, les Normands acceptaient à la manière danoise, les frillas, ou secondes épouses et leurs enfants comme légitimes.

Sa mère, Arlette de Falaise serait issue de milieu modeste, et c’est finalement elle qui m’intéresse.

Bien sûr la légende raconte qu’Arlette était très belle, «sage, aimable, vertueuse et belle, blonde, avec beau front et beaux yeux ».

Robert revenant de la chasse, faucon au poing, aurait eu un coup de foudre en la rencontrant. Selon les récits, elle lavait son linge à la fontaine, ou bien elle chantait et dansait avec ses copines, près du château de Falaise. 

Falaise, Fontaine d'Arlette                   via Wikipedia Commons

Arlette était consentante, à condition d’entrer par la porte principale du château; elle souhaitait que l’alliance soit officielle. Robert l’a demandée à son père.

Fulbert de Waipré n’était pas noble. On dit qu’il était pelletier, marchand de peaux, ou tanneur. Robert lui offrit d’entrer à son service.

Guillaume resta très proche de ses demi-frères et sœurs, les enfants qu’Arlette eut de son second époux.

Guillaume a été élevé pour porter dignement le titre de duc de Normandie, reçu alors qu’il n’avait que sept ans, à la mort de son père parti en croisade.

Néanmoins, Guillaume de Normandie sera satisfait de troquer son surnom de Guillaume le Bâtard en Guillaume le Conquérant lorsqu'il devient le roi William 1er d'Angleterre.


J’aurais été bien étonnée, il y a quelques années, si j’avais appris que nous avions des origines Viking. Pourtant, cela paraît vraisemblable, en supposant que cette lignée soit réelle.

Je vous ai déjà raconté comment j’avais mis à jour le rêve partagé avec mes camarades qui ont réussi à remonter les branches jusqu’à atteindre Aliénor d’Aquitaine.     https://www.briqueloup.fr/2022/10/la-reine.html

 Aliénor d’Aquitaine a épousé Henri Plantagenêt.

J’aime croire que deux de leurs enfants sont nos ancêtres : 

Jean sans Terre et Aliénor reine de Castille.

 Henri est l’arrière-petit-fils de Guillaume le Conquérant.

 

Ma perception de l’histoire de l’Angleterre et de la Normandie s’est agrandie en imaginant Guillaume à Hastings.

Cette généalogie m’a inspiré cet article, il repose sur des hypothèses absolument incertaines. Cependant si Guillaume n’est pas mon ancêtre, il est probablement le vôtre, comme beaucoup de personnages de cette époque.

via Wikimedia Commons


À Hastings, il ne reste que quelques pierres du château. À l’origine, un fort en bois se dressait sur une motte face à la mer. Il est étonnant de constater que la mémoire de cette victoire subsiste dans le cœur des Anglais.

Avez-vous eu la chance de voir la tapisserie de Bayeux ? J’aimerais retourner à Londres pour l'admirer.



2026-07-18

Magdalaine marraine

 

Pour ce Rendez-vous Ancestral, j’ai bien envie de rencontrer Magdalaine, afin de lui demander de m’aider à dénouer les entrelacs qui me lient aux cousins vivant dans mon village. Nous nous connaissons depuis l’enfance et ignorions que nous possédions des ancêtres communs. C’est en recherchant qui a fait pousser ces oliviers que j’ai pu tisser des liens.



Magdalaine Allier est une de mes ancêtres préférées, (sosa 429 à la génération IX).

Je sais où la trouver le samedi 20 février 1790. Je me rends à l’église de Saint-Julien où l’on célèbre un baptême.


Magdalaine tient dans ses bras un tout nouveau-né dont elle est la marraine. François Berne est né la veille. A la fin de la cérémonie, sans vouloir rester trop longtemps sur la place de l’église, elle nous invite à aller chez elle.

-  Je vais vite porter ce pitchounet à sa maman, évitons qu’il prenne froid. Le mistral est glacial, allons nous réchauffer à l’auberge. J’ai préparé du vin chaud et Cécile a apporté des pompes à l’huile pour vous régaler. 


J’accompagne Magdalaine ; à 54 ans elle apparait toujours vive, elle marche d’un pas rapide, la maison n’est pas loin.

Elle me dit qu’elle est fière d’avoir été choisie pour marraine.

Il y a deux ans, c’était son premier petit-fils Pierre François Audibert qu’elle portait sur les fonts baptismaux.


écomusée Esparron-du-Verdon

La visite est sympathique chez la jeune accouchée qui se repose, autant qu’elle peut, car les deux aînés babillent, Marie a juste trois ans et André commence à marcher.

Thérèse, la belle-fille de Magdalaine se tient auprès d’elle pour l’aider, je comprends l’amitié qui lie les deux jeunes femmes voisines.

Magdalaine Gabrielle a 21 ans, elle est déjà mère de trois enfants. Le second de Thérèse ne va pas tarder à s’annoncer.

Pendant que la mère allaite le petit qui commençait à avoir faim, nous causons un moment, assises sur le radassier dans la pièce à côté.

Je remarque que Magdalaine a le même prénom qu’elle.

- Bien sûr, c’est moi qui lui ai donné son second prénom, je suis sa marraine. Magdalaine Gabrielle Gaillardon est ma nièce.

- Oh ! C’est ta nièce ? Je pensais que c’était une voisine, une amie qui t’avait choisie pour marraine de François. Il faudra m’expliquer…


écomusée Esparron-du-Verdon

Thérèse prend le nouveau-né emmailloté pour le déposer dans le berceau. Il va s’endormir repu et fatigué.

Magdalaine presse sa belle-fille :

- La cousine et son petit ont besoin de calme. Et, on nous attend pour boire à leur santé.


Nous atteignons rapidement notre maison un peu plus bas dans le village.

En m’effaçant pour la laisser entrer la première et pousser la lourde porte, je lui dis que je pense souvent à elle qui habite dans ma maison.  

- Je suis arrivée ici, il y a vingt ans lorsque j’ai épousé Jean Audibert, le 28 avril 1761. Nous avons passé cinq ans ensemble, nous avons eu quatre enfants. Hélas il n’a même pas eu le temps de connaitre François, ton aïeul.


Dans l'auberge, l’ambiance est chaleureuse, parents et amis de la famille sont rassemblés devant un bon feu qui crépite dans la grande cheminée. François et Cécile nous accueillent : Ah, maman, vous voilà ! Nous attendions la marraine pour remplir nos verres !

 

Je m’approche pour féliciter Joseph Berne, l’heureux papa qui cause avec Cécile.

- J’aurais dû remarquer que vous étiez le témoin à son mariage, lui dis-je, je comprends que nous sommes liés par plusieurs alliances passées et qui vont s’accorder à l’avenir avec votre nouvel enfant.

Joseph semble un peu interloqué, nous levons nos verres fumants et trinquons.

Parfumé aux écorces d’oranges, avec  baies de genièvre, thym et romarin, cueillis dans la garrigue, le vin chaud nous met en joie.

Cécile est venue de Barjols pour féliciter sa cousine. Elle a trois ans de plus qu’elle, elles ont grandi ensemble. Elle ne pouvait manquer cette occasion de venir la voir. Son mari boulanger l’a chargée d’apporter les pompes à l’huile qu’il a faites. Elle nous offre ces gourmandises moelleuses au bon goût de fleur d’oranger.

Je rejoins Magdalaine qui met du bois dans le feu, elle me raconte :

- Quand ma sœur Marguerite s’est mariée à Saint-Julien, j’étais tellement contente. C’était une présence appréciée, puisque j’étais veuve depuis l’année précédente. La voir épouser un garçon d’ici était merveilleux. Nos sœurs et notre frère demeurent à Grambois, de l’autre côté de la Durance. Mon jeune beau-frère Joseph Rey, qui est aussi aubergiste, nous a beaucoup aidés, mais il habite loin. Bon, les noces de Marguerite et de François Gaillardon ont été un peu précipitées, car Magdalaine est arrivée en avril, quatre mois après. C’est vrai qu’il fallait vite profiter de la vie, hélas François est mort en octobre.


Gaillardon… Je dis que nous avons des ancêtres portant ce patronyme, ce sont des négociants aisés. 

- En effet, le père de François est le fils du cousin germain de mon défunt mari.

Alors, Magdalaine Gabrielle descend de deux couples de mes ancêtres, Gaillardon  à St-Julien et Allier à Grambois.


- Marguerite a quitté St-Julien, elle s’est remariée quatre ans plus tard avec un homme bien moins riche, il travaille comme salpetrier, ils habitent à Rognes, ils ont sept enfants.

- Oui, j’ai retrouvé la trace de Magdalaine Gabrielle, comme marraine de sa petite sœur.

 

- Nous sommes tellement heureux qu’elle soit revenue dans notre village, elle est entrée dans une bonne famille en épousant Joseph Berne, maître-chirurgien.

Entendant que l’on parle de lui, Joseph s’approche et me rappelle que ma remarque précédente l’a bien étonné. Magdalaine ouvre de grands yeux.

 

Alors je me permets de lui confier ceci :

- Puisque je connais l’avenir de ta famille, je vais t’annoncer quelque chose: François va épouser ta petite fille qui aura quatre ans de moins que lui.

C’est un oncle sympa, il nous a donné ces oliviers.




2026-06-24

Une appli appréciée

 

J’avais besoin que mes enfants puissent voir tous leurs ancêtres facilement avec un mode de partage léger qui tiendrait dans la main, consultable aisément et sans abonnement.

Un objet magique tel que leurs ancêtres n’auraient osé en rêver.

Lorsque mon fils m’a fait la demande de lui montrer tout son arbre, j’ai cherché la présentation la plus ludique. Sachant qu’il ne possède pas de logiciel de généalogie pour rebondir joyeusement d’une personne à l’autre, je souhaitais que le projet reste attractif. 

Pour l’impressionner par la quantité et la qualité de ceux qui nous ont précédés depuis le XVe siècle, ce que j’avais réalisé de plus parlant était d’envoyer une liste complète de toutes les générations. Il a adoré explorer le document qui a eu un certain succès auprès de ses amis !

 

Maintenant, je suis prête à adopter une autre solution que je vais vous présenter.

J’ai trouvé une application géniale pour consulter ma généalogie sur mon téléphone.

J’ai testé « Ma Généalogie » créée par Rémy Pialat en 2025.


Appli "Ma Généalogie"


Voici comment j’ai procédé avec mon smartphone Android :

J’ai téléchargé l’application :

https://play.google.com/store/apps/details?id=com.ramdroid.mygenealogy&hl=fr

Ensuite, depuis mon logiciel Généatique, j’exporte la généalogie 

Menu Fichier ->Exporter au format Gedcom

Généatique

 
Il faut veiller à sélectionner le choix UTF-8 ; lors de mes premiers essais, le format n’était pas le meilleur et les caractères accentués n’étaient pas bien rendus.


J’envoie l’export dans le cloud Google Drive (ou celui de votre choix).

 

J’ouvre mon Drive dans mon téléphone et l’import du Gedcom se trouve là, prêt à être téléchargé.


Dans l’appli Ma généalogie, le menu Gérer les généalogies me permet d’importer le Gedcom, il suffit de retrouver le fichier téléchargé en ouvrant à partir du Drive.

 

Maintenant, c’est un plaisir d’explorer la généalogie qui se présente de façon très agréable.

Pour naviguer dans l’arbre, plusieurs possibilités s’offrent à nous.


Lorsqu’on déplie les branches des ascendants, c’est impressionnant d’en voir autant sur un petit écran.

On peut comprendre le lien entre deux individus en demandant les graphiques. Les arbres apparaissent tête-bêche, mais on voit le lien. 


Le premier geste est de choisir le de cujus qui portera le numéro 1. Il sera ainsi facile de le retrouver à tout moment et on se réjouit de pouvoir remonter les générations avec leur numéro sosa.

La remise à plat des implexes m’a étonnée. Nous en avons très peu dans nos généalogies, j’apprends que le taux est de 5 %. Ici, ils apparaissent classés par occurrence et c’est intéressant de voir les individus Sosa qui ont plusieurs numéros.

 

J’aime me promener dans la liste des prénoms, dans celle des professions...

Je n’ai pas dû bien paramétrer les lieux, car ils ne se montrent pas sur la carte, hélas.

Il serait nécessaire que le fichier Gedcom contienne les coordonnées géographiques de latitude et de longitude. Avant de procéder à un prochain export, je devrais effectuer un sérieux nettoyage des villes et des villages dans mon logiciel.

 

Les statistiques sont variées. Si l’on coche la case sosa, on ne voit que les ancêtres directs, mais on peut étudier toute la population et répondre à ces questions :

 

Qui sont les individus les plus âgés ?

Quelle est la longévité par siècle ?

Quel est le numéro du sosa le plus ancien, et son nom ?

Quelles sont les familles les plus nombreuses ?

Etc.

 

Je vous conseille d’explorer cette application qui me semble parfaite pour emmener sa généalogie partout.

Ma généalogie, c’est gratuit, sans publicité, sans traçage et cela fonctionne hors connexion.

On peut ajouter ou modifier des individus en mode édition, ce qui est bien pratique lorsqu'on est en déplacement.  

Avoir sa généalogie dans sa poche, c'est top. 

Je l’adopte ! Et vous ?

 


Iconographie : Les images sont celles fournies en démo de l'appli.