2021-02-28

Généatique 2021, mon logiciel

« L’outil dont je ne pourrais pas me passer. » #lemoisGeneatech


Presque tous les jours, je fais une balade dans ma forêt d’ancêtres. La clef de la porte d’entrée, c’est mon logiciel préféré, j’ai nommé Généatique

(J’utilise aussi Ancestrologie)


Logiciel genealogie Geneatique


Ma forêt comporte des arbres d’espèces variées, ainsi lorsque je veux me promener j’ai le choix de la région comme de l’ambiance ancestrale, car mes enfants sont les descendants de branches bien différentes.

J’héberge aussi plusieurs généalogies, d’ailleurs assez extraordinaires, appartenant à des amis, qui cohabitent dans mon logiciel, j'aime bien les visiter aussi. 

J’ai donc dressé 34 généalogies, les unes sont de tous petits bosquets, certaines abritent des arbres en pépinière attendant des sources pour croître, d’autres rassemblent des milliers d’individus.

J’appréciais lorsque la totalité de la liste se tenait sur la page d’accueil d’une ancienne version de Généatique. Maintenant, ne figurent que les quatre dossiers ouverts récemment et je dois cliquer sur plusieurs fenêtres avant d’y accéder à l’ensemble. Sûrement, je suis trop impatiente d’entrer dans ma forêt !


Le mode multi sessions permet d’ouvrir deux généalogies en même temps. Il est utile pour les comparer. Il faudrait que je prenne le temps de greffer et d’élaguer quelques branches.

J’ai reçu Généatique 2021 qui apporte quelques surprises bienvenues. Je n’utilisais certes pas toutes les possibilités des versions précédentes qui méritent d’être redécouvertes. Voici un petit aperçu de ce qui m’inspire.


Les arbres

L’écran propose trois menus d’arbres comportant chacun deux modèles que j’ai paramétrés. Cela multiplie les présentations de la généalogie que j’aime regarder sous différents points de vue. Le choix des arbres est un des points forts de ce logiciel, il en offre une centaine.

Détacher l’arbre sur un deuxième écran

Voilà une bonne initiative qui permet un confort de travail.  

Chronologie et Chronogramme

J’aime bien les arbres chronologiques. Et j’ouvre facilement l’onglet chronogramme pour comprendre quels individus ont vécu à la même époque. On peut les situer dans une dimension historique et politique avec les événements intervenus dans la société.


Les photos

Puisque je n’avais pas placé mes albums dans le logiciel, la mise à jour 2021 n’a pas retrouvé les liens, je vais dorénavant suivre les conseils que Cécile a donnés dans sa vidéo#Geneatech pour mieux gérer les médias.

Le recensement

Je pourrais m’occuper de saisir le recensement puisque la gestion est simplifiée ; dorénavant, il apparaît sur toutes les personnes vivant à la même adresse.

Carte géographique des migrations



À partir du menu document, nous avons accès à un outil génial qui permet de suivre les déplacements des personnes. Ainsi j’ai pu visualiser la cartographie des ascendants de Marius. Il me reste à mieux paramétrer nos ancêtres italiens, car n’apparaissent ici que les villages qui ont un code postal en France.  

La carte est interactive, on peut voir les flèches des trajets ou simplement un point sur les lieux.

On peut sélectionner la période, ce qui met en évidence les migrations successives, particulièrement significatives pour cette branche qui va s’installer sur le littoral et produire des familles de marins.

On peut cliquer sur les villes, pour connaître les événements nominatifs enregistrés.  

Si on zoome, il apparaît que la localisation n’est pas très exacte, alors nous avons la possibilité d’entrer les adresses manuellement. Cela n’est pas nécessaire pour les époques anciennes, mais je devrais reprendre mon challengeAZ à Marseille, puisque je connais plus précisément les rues auxquelles j’ai consacré les billets, je sais situer les immeubles. Je pourrais passer des heures à jouer avec cette cartographie qui offre beaucoup de possibilités.

 

La sauvegarde

J’ai opté pour le transfert dans Google Drive, ce qui est rassurant pour parer à un oubli de sauvegarde.

 


En rédigeant cet article, j’ai exploré certaines possibilités de la version Généatique 2021. Je n’en exploite qu’une petite partie. Je me rends compte que je devrais bousculer mes habitudes et utiliser davantage les listes, les médias, etc.


2021-02-19

Se mettre en route vers les Archives


Dans le cadre du challenge #lemoisGeneatechje raconte 

une découverte que je n’aurais pas pu faire sans me rendre aux archives. 

AD 13

Les recherches devant l’écran de l’ordinateur demeurent confortables et pratiques. Pourtant l’effort de se déplacer jusqu’aux lointaines archives procure une source d’émerveillement.
C’est alors que des ancêtres se révèlent, je comprends mieux leur vie et je situe leurs parents. 

Cette aventure s’est réalisée plusieurs fois. Cela m’a donné l’occasion d’aller jusque dans leurs villages et de les considérer comme les miens.

1re étape : les Archives des Bouches-du-Rhône à Marseille

C’était ma première visite aux AD 13, curieuse, impatiente de découvrir des actes de notaires, je récolte un maximum de photos de registres. Je ne prends pas vraiment le temps de les lire, seulement d’en apprécier l’odeur et le toucher. Je suis émue de voir que mes ancêtres avaient apposé leurs paraphes sous les actes.

AD 13, registre 367 E 122

Le contrat de mariage entre Estienne Mauroux et Anne Gatte a été dressé à Marseille, en l’an 1655 et le quatrième jour du mois de mai.


Je déchiffre avec surprise le lieu où il est né : Aubenas. Je ne lis pas la suite qui me demanderait une attention supplémentaire. Je prends des photos rapidement, car d’autres registres m’attendent.

Cela me plaît bien d’avoir un nouvel ancêtre originaire du sud de l’Ardèche...

Mais, plus tard je regarde les détails des clichés, il apparaît qu' Aubenas se trouve dans le diocèse de Sisteron. Il s’agit d’Aubenas-les-Alpes que je m’empresse de rechercher sur une carte.

2e étape : Aubenas-les-Alpes

L’été suivant, nous allons à Forcalquier, dans les collines du Luberon, nous faisons une halte à Saint-Michel-l’Observatoire, la route sinue à travers les champs de lavande. Nous découvrons Aubenas-les-Alpes, notre minuscule village, il n’a qu’une place et qu’une seule rue. Deux Albascecoises sont ravies de me montrer, niché dans un panorama superbe, le hameau des Mauroux qui a conservé le nom de mes ancêtres.

Je raconte cela dans ce billet : Un tout petit village.

Les Mauroux et les Reyniers à Aubenas, 04

3e étape : les Archives des Alpes de Haute-Provence, à Digne.

Jean Mauroux, le père d’Étienne a déposé son testament en 1656, chez le notaire de Saint-Michel. C’est aux AD 04 que je suis allée le lire.

Je raconte cela dans le billet : Une constellation familiale en Luberon.



Je ne pense pas trouver davantage d’indices pour continuer, mais je sais que je retournerai dans le village d’Étienne (sosa 1162) pour le plaisir de me sentir chez moi dans ces collines provençales.


Ps. Le couple Jean Mauroux et Magdeleine Reynier figure dans plusieurs généalogies publiées sur Geneanet, copiées et recopiées avec des erreurs sur les patronymes. Personne n’a remarqué que mon Etienne n’avais pas disparu, il était allé s’établir à Marseille. 

Alors, s'il vous plait : recopiez-moi ! 

2021-02-12

Pourquoi était-ce un secret ?

Parlez nous des histoires d’amour, autour du thème de la Saint-Valentin. #lemoisGeneatech

Marius en 1917


Ma grand-mère a voulu cacher que son mari était veuf avant de l’épouser. Elle a confié cela à sa belle-fille en lui demandant de garder le secret. Mon père ne l’a découvert qu’après le décès de sa mère, au moment où il a ouvert le livret de famille de ses parents.

Ma mère se souvenait d’avoir entendu que cette première femme était originaire du Gévaudan, cette province est une terre de légendes et de mystères. Nous nous sommes interrogés sur la raison du silence autour de ce couple. J’ai même pensé à un drame irracontable et j’ai élaboré des hypothèses.

Mes cousines supposaient qu’épouser un veuf était autrefois une honte. Il n’en est rien. Je leur ai rappelé que Bruno, le père de Marius, s’était marié en secondes noces avec Marie Nicolas. Les demi-frères Baptistin et Marius formaient une fratrie unie. D’ailleurs, dans les familles marseillaises du côté de sa mère, il est particulièrement fréquent que des veufs se remarient, davantage même que dans d’autres branches de nos généalogies.

De Françoise Marie Mathilde Prudence Massat, je ne connais que son nom. Les photos n’ont pas été conservées, je suppose que ma grand-mère les a détruites, ou alors elles sont restées anonymes.

Je ne sais pas où elle est née.

Marius et Françoise se sont mariés le 29 août 1913 à Narbonne. Aux Archives de l’Aude, on ne trouve pas d’acte en ligne postérieur à 1872.

Françoise est décédée au printemps 1914, en Auvergne, mais j’ignore le lieu. 

 

Depuis que j'ai ouvert son journal tenu pendant la Grande Guerre, je sais que Marius était amoureux de Françoise et que sa mort lui a causé un profond chagrin.


Il évoque le premier anniversaire de son décès, en mai 1915, alors qu’il se trouve sur le Front d’Orient, dans les Dardanelles.

Samedi 15 mai.

Aujourd’hui ma pensée est bien loin d’ici. Il y a exactement un an que j’accompagnais ma pauvre femme sur les hauts plateaux d’Auvergne espérant que l’air pur et les bons soins auraient raison de son mal. Je me remémore ce départ et ce voyage, le dernier que je fis avec elle. Toute cette journée je ne vais penser qu’à elle.

Vendredi 28 mai.

Ma blessure est presque guérie.

Marius écrit à différentes personne et… au père de Françoise avec qui les relations devaient être bonnes.

Je viens de m’occuper : j’ai écrit au beau-père Massat.



J’ai de la peine en voyant cet homme si triste, confiant sa douleur intime à son carnet, tandis que les obus tombent autour de lui.

Sur la photo ci-dessus, en 1917, Marius est en deuil de sa mère. Il va épouser Rose, ma grand-mère à la fin de la guerre.

J’aimerais connaitre mieux sa première épouse qu’il a tant aimée.

Si vous retrouvez Françoise Massat, le 29 août 1913 à Narbonne, invitez-moi au mariage, j’ai plein de questions à lui poser.

Voici la série de billets sur Marius :

Marius pendant la Grande Guerre

Marius

Dans les Dardanelles

Une petite chaussure mystérieuse

2021-02-05

De gros dictionnaires


« Présentez une source peu ou pas connue. »  #lemoisGeneatech

Les historiens, les sociétés savantes et les réseaux de sociabilité rassemblent une foule de biographies, où l'on trouve des cousins ou des connaissances dans l'entourage de nos vieux Lyonnais.


Vous vous souvenez de ma chère Zélia qui a produit une importante correspondance, elle donnait des nouvelles de ses amis. Je ne pouvais pas toujours les situer. Maintenant, je sais où les rencontrer, ils habitent les pages de ces gros dictionnaires.


Le Dictionnaire historique des Académiciens de Lyon.

Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon


C’est un pavé que m’offrent les académiciens lyonnais. Un dictionnaire lourd comme le poids de trois siècles (1700-2016). Je suis ravie de le recevoir, impatiente de rentrer dans le paysage qui figure sur la couverture. J'ai glissé entre les feuilles, le projet des ateliers que l’équipe des Wikipédiens propose de mettre en œuvre. C'est une liste comportant des académiciens ayant un article dans l’encyclopédie Wikipédia et ceux qui mériteraient que l’on en crée un.

824 hommes dorment à l’intérieur des 1370 pages. Pour les réveiller, j’ouvre délicatement ce mastodonte qui garde l’entrée de la rivière. Je plonge


CF Nivard, vue de Lyon, bords de Saône, 1806.


Les pages défilent sous mes doigts comme le limon de la Saône. Les petits caractères se serrent au-dessous des noms en gras, un nom et deux dates entre parenthèses. L’ouvrage situe les réseaux lyonnais, dès la naissance, il cite les parrains, les ancêtres, la formation et les occupations des individus, les sociétés savantes dont ils font partie. En apnée dans les profondeurs, je survole quelques biographies.

Il ne s'y trouve aucun aïeul direct, mais des collatéraux, des cousins, des amis, des ancêtres de nos cousins dont je suis occupée à numériser les archives. J’ai repéré des noms familiers : Jean Guerre, Honoré Torombert, Louis Charrat. Je viens de créer leur article, ainsi que ceux de Mathieu et Alexandre Varille, Jean Espérance Blandine de Laurencin et de plusieurs peintres lyonnais qui sont liés à un nouveau projet de recherche… Je continue à rassembler les sources pour écrire ou compléter.


Le Dictionnaire historique de Lyon



Toujours à portée de main, je le consulte régulièrement, car il me donne des clefs pour comprendre cette ville de Lyon qui est devenue la mienne.

Au cœur des mille cinq cent quatre pages présentant sept mille sept cents entrées, j’ai trouvé des clefs pour certains cousins à qui j’ai consacré des billets : Pierre Antoine Barou du Soleil, Paul et Claude Berthaud, Thomas Blanchet, Benoît Daurolles, Alphonse-Constance Duboys, Jean Dufourt, Joseph Pérouse. Et beaucoup d’amis de ceux-ci...

Si je rencontrais Zélia ou ses belles-sœurs, je pourrais participer à leurs conversations. Ne dit-on pas: "A Lyon, "cousiner" est plus important que d'être riche.