2021-02-05

De gros dictionnaires


« Présentez une source peu ou pas connue. »  #lemoisGeneatech

Les historiens, les sociétés savantes et les réseaux de sociabilité rassemblent une foule de biographies, où l'on trouve des cousins ou des connaissances dans l'entourage de nos vieux Lyonnais.


Vous vous souvenez de ma chère Zélia qui a produit une importante correspondance, elle donnait des nouvelles de ses amis. Je ne pouvais pas toujours les situer. Maintenant, je sais où les rencontrer, ils habitent les pages de ces gros dictionnaires.


Le Dictionnaire historique des Académiciens de Lyon.

Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon


C’est un pavé que m’offrent les académiciens lyonnais. Un dictionnaire lourd comme le poids de trois siècles (1700-2016). Je suis ravie de le recevoir, impatiente de rentrer dans le paysage qui figure sur la couverture. J'ai glissé entre les feuilles, le projet des ateliers que l’équipe des Wikipédiens propose de mettre en œuvre. C'est une liste comportant des académiciens ayant un article dans l’encyclopédie Wikipédia et ceux qui mériteraient que l’on en crée un.

824 hommes dorment à l’intérieur des 1370 pages. Pour les réveiller, j’ouvre délicatement ce mastodonte qui garde l’entrée de la rivière. Je plonge


CF Nivard, vue de Lyon, bords de Saône, 1806.


Les pages défilent sous mes doigts comme le limon de la Saône. Les petits caractères se serrent au-dessous des noms en gras, un nom et deux dates entre parenthèses. L’ouvrage situe les réseaux lyonnais, dès la naissance, il cite les parrains, les ancêtres, la formation et les occupations des individus, les sociétés savantes dont ils font partie. En apnée dans les profondeurs, je survole quelques biographies.

Il ne s'y trouve aucun aïeul direct, mais des collatéraux, des cousins, des amis, des ancêtres de nos cousins dont je suis occupée à numériser les archives. J’ai repéré des noms familiers : Jean Guerre, Honoré Torombert, Louis Charrat. Je viens de créer leur article, ainsi que ceux de Mathieu et Alexandre Varille, Jean Espérance Blandine de Laurencin et de plusieurs peintres lyonnais qui sont liés à un nouveau projet de recherche… Je continue à rassembler les sources pour écrire ou compléter.


Le Dictionnaire historique de Lyon



Toujours à portée de main, je le consulte régulièrement, car il me donne des clefs pour comprendre cette ville de Lyon qui est devenue la mienne.

Au cœur des mille cinq cent quatre pages présentant sept mille sept cents entrées, j’ai trouvé des clefs pour certains cousins à qui j’ai consacré des billets : Pierre Antoine Barou du Soleil, Paul et Claude Berthaud, Thomas Blanchet, Benoît Daurolles, Alphonse-Constance Duboys, Jean Dufourt, Joseph Pérouse. Et beaucoup d’amis de ceux-ci...

Si je rencontrais Zélia ou ses belles-sœurs, je pourrais participer à leurs conversations. Ne dit-on pas: "A Lyon, "cousiner" est plus important que d'être riche.



4 commentaires:

  1. Mais faut pas me faire baver d'envie comme ça ! Maintenant je veux consulter tout de suite le Dictionnaire historique de Lyon : je sens qu'il va finir dans mes bibliothèques !

    Merci pour cette source que je ne connaissais pas et qui me sera très utile, bravo pour cet article ! Tu as l'art de faire vibrer les mots pour les rendre vivants !

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  2. Merci Cécile, je pensais que ce billet, très ciblé sur des recherches lyonnaises, rencontrerait peu d'écho. Contente que tu l'aies apprécié !

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  3. Des dictionnaires pour se perdre, des dictionnaire pour des rencontres

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  4. Et nous avons besoin de rencontres en ce moment !

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