Voyager _ Écrire
Avanti ... Quel dynamisme chez nos ancêtres !
Ayant diverses occasions de se déplacer, ils ne se montraient pas rebutés par les difficultés de leurs périples. Les récits de leurs voyages se révèlent surprenants, passionnants, et souvent piquants de fraîcheur. Je les ai lus dans les lettres envoyées à leurs familles.
L’écriture fait partie de l’art de voyager. Raconter son voyage relève d’une habitude ou d’un devoir. Mais c’est aussi un plaisir épistolaire. Je suis étonnée que malgré la fatigue, ou l’envie d’explorer les lieux, Zélia, Eliza, Virginie, Jean, Pierre Antoine, et les autres trouvent le temps de rédiger des comptes-rendus de leur journée. Dans leurs bagages, ils ont emporté plumes, encre et papier à lettres, et peut-être un écritoire comme celui-ci.
Il importait de donner des nouvelles le plus souvent possible pour rassurer l’épouse, les cousins, les amis qu’ils quittaient provisoirement. Puisque le voyage comporte des risques supposés ou réels, l’inquiétude s’amplifie avec la distance. On attend donc des proches qu’ils racontent avec un maximum de détails.
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| 1860, Alfred Stevens, News from Afar |
Au fil des 26 billets de ce ChallengeAZ 2026, je vous invite à découvrir les fonds de correspondances que j’ai étudiées.
Les lettres ont été écrites aux XVIIIe et XIXe et XXe siècles par certains cousins dont les descendants m’ont permis de numériser leurs archives.
Leurs ancêtres allaient à Paris, ou ailleurs, ils traversaient la France, ils allaient prendre les eaux en Auvergne, ils découvraient les montagnes en Suisse, les villes en Italie. Et plus loin encore…
Je vais partager leurs impressions, leurs étonnements, leur impatience, leur bonheur d’arriver dans un nouveau lieu. Les anecdotes et les récits de leurs rencontres, m’ont ravie; et je pense à eux en suivant leurs routes à la vitesse du XXIe siècle, ou en laissant mon imagination rêver sur des cartes anciennes.
Je vais me documenter pour illustrer les voyages et déplacements, pour voir les trajets et calculer les temps de parcours, en diligence, en bateau à vapeur, en train.
Et ainsi mieux comprendre leur vie.
Le plaisir d'écrire
Je vous ai souvent parlé de la tante Zélia, en lisant ses confidences dont il me semblait être destinataire, elle m’est devenue très proche.
Zélia, Augustin et leurs fils se sont installés à Paris depuis quelques mois. Augustin est médecin, il n’a pas trouvé de travail. Zélia regrette cet éloignement avec la famille de son mari. Elle écrit régulièrement à Virginie, sa belle-sœur qui vit à Lyon.
| 16 février 1866 lettre de Zélia |
Zélia confie qu’ils auraient aimé revenir à Lyon pour voir la famille, mais ils vont se résoudre à passer leurs vacances de Pâques à Paris.
« Nous serions allés à Lyon tout droit sans ce maudit argent qu’il
faut toujours et sans lequel on ne peut pas se remuer ; les voyages ne seraient
plus rien sans cela, car ils ne sont réellement pas pénibles mais en revanche,
ils sont très coûteux. »
Le plaisir de recevoir des lettres
Joséphine remercie sa fille pour le courrier qu’elle lui adresse. Thérèse a été invitée chez son oncle Augustin, en juin 1901.
« Ma chère petite Thérèse,
Tu es vraiment bien gentille de nous écrire
aussi régulièrement, et je t’avoue que je ne m’attendais pas à être gâtée ainsi
surtout pendant votre ravissante traversée de St-Michel. Merci donc des cartes
postales qui nous permettent de vous suivre un peu en esprit, et de tes longues
lettres qui font plaisir à lire tant elles respirent la joie et le bonheur.
Alors, partons en voyage et écrivons !
Les correspondances épistolaires ont été le thème de mon challenge AZ 2022




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