Il avait été élu maire le dimanche 29 janvier 1826 et toute la famille se réjouissait…
parce que le mardi suivant, c’est lui qui allait acter le mariage de Catherine Julie, sa cousine.
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| Ancienne mairie de la Croix-Rousse, à l'angle de la rue de Cuire et de la place des Tapis |
Le 31 janvier à dix heures du matin, tous sont réunis dans la mairie de la Croix-Rousse.
Frédéric trace une signature toute neuve: le maire Frederic Sandier .
Catherine Julie Sandier (sosa 91) est sa cadette de six ans. Frédéric, qui est né le 28 août 1796, va avoir trente ans. On remarque la signature étalée de son père Etienne, négociant drapier; et celle de Pierre, le frère de la mariée, présent dans son bel uniforme de capitaine, garde du corps du roi.
Après la cérémonie, ils se rendront Petite rue des Gloriettes pour fêter la noce dans la maison de famille où habitent l'oncle et le père du maire.
Elle m’a fait rêver, leur maison (qui n'existe plus) dans laquelle j’ai situé un Rendez-vous Ancestral. C’était en 1854, quelques jours avant que Catherine Julie ne s'éteigne.
| 2 et 4, Petite rue des Gloriettes |
Entourée d’un parc arboré où se tenaient une gloriette, cette maison des champs agréable pour échapper à la chaleur de la ville en été. Elle est devenue la résidence de la nombreuse famille Sandier. Étienne, Joseph et Pierre ont agrandi la jolie maison du faubourg de la Croix-Rousse.
Joseph est atteint de cécité et ne peut signer le contrat de mariage de sa nièce, cependant sa femme et lui-même sont d’accord pour faire donation de leur maison au n° 2 de la Petite rue des Gloriettes, en se réservant la jouissance jusqu’à leur décès. Orpheline de père depuis l’âge de dix ans, Catherine Julie vit avec eux.
Frédéric habite l'appartement voisin avec ses parents.
Il lui suffit de dix minutes de marche pour se rendre à la mairie.
Nous verrons dans l’article suivant qu’il a souvent parcouru ce trajet pour assurer ses différentes fonctions municipales.
Un grand-père maire
Frédéric Sandier est le petit fils de Jean Sandier (sosa 364).
Jean Sandier, propriétaire cultivateur, était agent municipal de la commune de Vénissieux en1798. Après le coup d’État de Bonaparte, le 25 décembre 1799 il a été maire par intérim. Il démissionna l’année suivante, le 20 messidor an 8 ou 9 juillet 1800. L’honneur de la fonction ne lui est pas monté à la tête, il signe toujours J. Sandier agent.
Jean et Jeanne ont eu dix enfants, nés à Vénissieux entre 1757 et 1776.
au clic pour agrandir |
Trois de leurs fils, Étienne, Joseph et Pierre se sont installés à Lyon comme négociants en drap. Ils avaient un commerce rue Saint-Côme n° 1, à l’angle de la place des Terreaux et de la rue Chenavard à Lyon.
Ils semblaient bien s’entendre puisqu’ils ont habité dans la même propriété à la Croix-Rousse.
Catherine Julie et Frédéric étaient donc cousins et voisins.
voir aussi
et la suite (en cours d'écriture) :
Un cousin maire de la Croix-Rousse

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