Mes derniers billets (et ceux du ChallengeAz 2025) étaient éclairés par le siècle des Lumières, l’époque de Pierre Antoine Barou du Soleil, un gentilhomme représentatif de cette époque avant la Révolution.
Nous allons grimper tout au sommet de cette branche du 17e au 16e siècle, dans une période moins lumineuse, jusqu’aux sombres guerres de religion.
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| Annonay |
Antoine Barou, le père de Pierre Antoine, et son frère Jean Barou (sosa 746) se situent à la génération XI des ancêtres de mes enfants.
À cette époque, ces branches-là sont protestantes, elles vivent à Annonay en Ardèche. Dans notre cité, les adeptes de la religion réformée pouvaient alors vivre de façon prospère. En effet, depuis le milieu du 16e siècle une importante partie des Annonéens a adopté le protestantisme qui se transmet pendant quelques générations.
Nous allons essayer de voir leur parcours.
Les Barou
Claude, puis Jean, puis Antoine Barou travaillent de père en fils, comme marchands.
Un acte précise que Jean est marchand drapier. Son grand-père, Jean Barou est marchand grossiste, il est bourgeois d’Annonay.
Ces négociants font de bonnes affaires et marient leurs filles dans des milieux aisés.
Claude Barou le vieil ancêtre n’est pas né à Annonay. Il pourrait venir du sud de l’Ardèche pour se réfugier dans une cité qui accueillait bien les protestants.
Claude a épousé Catherine de Gurin, fille de Claude et de Catherine !
Il s’allie à une famille importante Gurin ou Guérin, auquel s’ajoute plus tard une petite particule qui n’est pas noble, mais qui confère de la respectabilité.
Claude Gu[e]rin est avocat en parlement, docteur en droit et fils de notaire. Son contrat de mariage avec Catherine Androl est passé le 20 janvier 1558, à Andance dans la vallée du Rhône.
Claude est le fils de Louys. Catherine est la fille de Michel et d’Izabeau. Il sera difficile d’en savoir davantage, mais c’est appréciable d’avoir un document du milieu du 16e siècle. Je ne suis pas sûre d’avoir bien lu les noms de leurs mères.
J’aime bien penser que cette famille de Gurin fut (peut-être) propriétaire d’un champ dont le nom a traversé plus de 400 ans. Ma mère a habité le quartier de « Champgurin ». Ce toponyme prend pour moi un sens particulier, mêlant des souvenirs de ma mère qui n’aurait pas imaginé que cette Catherine Gurin (qui n'est pas mon ancêtre) soit la sosa 5969 de ses petits-enfants.
Les Lambert
Jeanne Lambert et Jean Barou se sont mariés le 13 février 1647.
Pierre Lambert venait de mourir un mois auparavant, le 17 janvier 1647.
Jeanne Lambert est la petite-fille de Claude Lambert, un marchand potier qui a été consul d’Annonay. Il aurait épousé, en 1576, Gabrielle Chomel. J’ai consulté un grand livre de généalogie ancienne « Les Chomel », mais je ne m’y retrouve pas très bien, car la famille Chomel est tellement nombreuse. Elle apparaît dans d’autres branches de cet arbre.
Les Léorat
Etienne Léorat est tailleur, le fils de celui-ci autre Etienne Léorat exerce comme greffier au baillage d’Annonay, il est greffier des gabelles.
Les Lombard
Du côté de l’épouse de Jean Barou, ce sont les ancêtres de dame Lombard dont je ne résiste pas à citer les variantes du prénom : Elizabeth, "Babette", Isabelle, Isabeau.
On rencontre des officiers qui ont étudié le droit, on le voit dans les professions de ses frères et de sa famille maternelle.
Les Rignol
Jeanne est issue d’une famille de notaires, son père Pierre Rignol était aussi procureur au baillage du Vivarais.
Les Lagrange
Claude, comme son fils Théodore, sont greffiers au bailliage d’Annonay. Claude est consul.
Son épouse, Jeanne Rousset est la fille d’un tanneur, Pierre Rousset.
Annonay possède deux rivières offrant une eau douce pour les tanneries.

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