2020-11-09

H_rue Hoche


Bruno, mon arrière-grand-père a habité pendant six ans au numéro 43 de la rue Hoche, à Marseille.


C’était un choix judicieux, il appréciait de marcher pendant un quart d’heure, portant son sac de marin pour rejoindre le port, et embarquer direction mer de Chine. Le voyage était depuis peu raccourci de plusieurs semaines par l’ouverture du canal de Suez.

Bruno Bancala était capitaine au long cours. Je l’ai rencontré dans ces billets dont je vous conseille la lecture, ils rendent cet homme plus vivant.

Le canal de Suez

En mer des Caraïbes, lorsqu’il avait 20 ans.

 L'Hôtel de Direction (Place de la Joliette à Marseille)

Au retour de ses longs périples, il s’arrêtait pour les formalités sur les docks, récemment construits. Il rentrait impatient de retrouver sa famille et de leur offrir des cadeaux ramenés de Chine. Élisabeth s’occupait de Baptistin et de Marie. Originaire de Saint-Tropez, comme son mari, elle connaissait la vie des femmes de marin.

Le 4 mai 1878, Élisabeth meurt à cette adresse, elle n’avait que 41 ans. Bruno prenait Baptistin (billet M ) bien avant ses 17 ans dans l’équipage de son bateau ; il subissait ce père autoritaire qui lui imposait un apprentissage rigoureux, pas question de s’attendrir sur ce jeune mousse parce que c’est son fils. J’aimerais lui demander à qui il a confié Marie, elle avait neuf ans lorsque sa mère est décédée.


Bruno s’est remarié deux ans plus tard avec Marie Nicolas (sosa 9) qui habitait juste à côté, dans la rue Kleber (billet K). Mon arrière-grand-mère a donné deux frères à la petite Marie.

Si vous trouvez des traces de sa fille, Marie Émilie Bancala qui a épousé le 17 juin 1892 Bruno Orazio, (je n’ai pas vu l’acte) ou de leur fille Marinette, née vers 1920, faites-moi signe !


5 commentaires:

  1. Je me souviens bien de ton article où l'on avait rencontré Bruno lors d'une exposition. Toujours aussi sévère semble-t-il ! Cela donne en tout cas des histoires passionnantes !

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  2. Entre terre et mer avec cet ancêtre

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  3. Capitaine au long cours.... métier qui fait rêver

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  4. Cela me fait penser à mon arrière-grand-père, qui a fait toute sa carrière aux Messageries Maritimes, et qui n'avait pas un caractère facile. Il s'était installé à Marseille également, rue Sylvabelle.
    Bravo pour cet article, et pour le challenge

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    1. Merci pour ces commentaires.
      Mon arrière-grand-père était lui aussi aux Messageries Maritimes.

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