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| Saint-Tropez -Bravade (coll. personnelle) |
Tropez
Les « naviguants » restent longtemps loin
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| Saint-Tropez -Bravade (coll. personnelle) |
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| Joseph Vernet, Vue du golfe de Bandol : La Madrague ou la pêche au thon, 1754 © Musée national de la Marine |
| Ignace,1868 |
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| source de l'image : Musée d'Histoire de Marseille |

Ouvre donc l’armoire à linge, ![]() |
Carte portulan Méditerranée. Source gallica.bnf.fr / Bibliothèques de Marseille
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C’est partir en cabotage lointain, à la cueillette de port en port, jusqu’aux Échelles du Levant. Les capitaines se mettent au service de l’Empire ottoman durant deux ans, la troisième année étant au service du roi. Leurs compétences, l’expérience de l’équipage et leurs bateaux fiables : tartanes, goélettes, polacres, pinques… permettent d’évoluer en Méditerranée au gré des contrats de nolis. Les marchands voyagent à l’aventure, transportant les cargaisons selon les opportunités proposées par les affréteurs ottomans.
On comprend leur inquiétude d’être ralentis par les aléas de la traversée : tempêtes, épidémies et pirates; alors, le voyage pouvait virer au cauchemar. Les marins se racontaient sans doute l’Odyssée d’Ulysse et chantaient pour se donner du courage.
Au cours du XVIIIe siècle, les Tropéziens organisèrent près de 900 caravanes ; autant dire qu’ils ont vécu sur les flots, mes ancêtres qui travaillaient pour la plupart comme matelots, mousses et capitaines.
J’ai consulté des registres maritimes aux Archives de la Marine à Toulon, j’ai eu la surprise de connaître les parcours individuels des " naviguants" de Saint-Tropez.
D’autres registres pourraient encore révéler de belles aventures en mer qui nous ravissent.
| Pamir, Pic Lénine Kirghizistan 2013 |
En 1782, mon aïeul est à bord de la frégate l’Atalante à Brest. 
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| La frégate La Mignonne vers 1780 |