Correspondance de condoléances.
Je viens de présenter (au groupe PFL de la SGLB) la deuxième partie de l’étude du fonds d'archives du XIXe siècle qui m'a été confié.
Je me
suis penchée sur le thème du deuil à travers la correspondance de condoléances et
les gestes des socialités qui entouraient la mort autrefois.
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| 1909,Jacques Barcat |
La lecture de ce fonds illustre
dans quelle mesure il est indispensable, au XIXe
siècle, de tenir une correspondance afin de faire vivre le lien social et d’entretenir des relations
familiales, lorsque selon les circonstances où l’éloignement, on ne peut pas faire
des visites aux cousins.
Les femmes ont pour mission de
préserver l’espace familial, d’assurer sa survie. Un espace où l’on peut se
réjouir lorsque la famille s’agrandit : Zélia (dont je vous parlerai dans le billet qui va suivre) écrit des lettres pour annoncer
les naissances, pour faire part des mariages (ce sera mon prochain sujet d’étude).
Un espace aussi pour consoler les peines et les deuils et témoigner de la
solidarité familiale.

Le décès d’une personne provoque
un déséquilibre dans le tissu relationnel de la famille et de la société. En ce qui concerne les proches du défunt, la mort produit un changement de statut : l’épouse
devient veuve, le fils devient chef de famille … Il faut réajuster la place de
chacun dans la configuration familiale.
En province, en 1873 à Lyon, les veuves portaient le deuil
pendant deux ans. Les veufs pendant un an.
Comment prendre le deuil, c’était
une question importante à laquelle répondaient les traités de savoir-vivre.
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| Le savoir-vivre..., Clarisse Juranville |
JURANVILLE, Clarisse,
Le savoir-faire et le savoir-vivre,
guide pratique de la vie usuelle
à l’usage des jeunes filles,
Paris, Veuve P. Larousse, 9e éd. 1886, p. 228-233
Le savoir-faire et le savoir-vivre,
guide pratique de la vie usuelle
à l’usage des jeunes filles,
Paris, Veuve P. Larousse, 9e éd. 1886, p. 228-233
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