Dans nos familles, les pères sont tous identifiés, ils ont transmis leur patronyme, ils ont élevé les enfants, ils ont servi de repère dans leur vie, ils leur ont donné leur affection. Ils n’ont pas quitté leur épouse.
Je parle bien des pères, pas des
géniteurs. Je n’ai pas d’informations à leur sujet, s’ils ont existé, cela
reste un secret qui ne concerne que les aïeules. Chut !
Donc notre ascendance directe, on ne
rencontre pas de mère célibataire, ni de fille-mère, on ne désigne plus par ces
termes affreux et démodés celle qui seule et honteuse avait la charge de son enfant.
J’ai découvert une demoiselle, élevée dans
la maison de son père, dont la mère n’est pas connue, en tout cas pas
officiellement.
Louyse d’Apcher
Elle vivait au XVIIe siècle, c'est mon ancêtre (sosa 1645). Elle est la fille de François Philibert d’Apcher, vicomte, seigneur de Vazeilles-près-Saugues dans le Velay.
Celui-ci s’est ensuite marié avec Anne de Pontaud, ils habitent ensemble au château de Saint-Didier d'Allier qu'Anne apporte dans sa dot et ils ont d’autres enfants.
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| Saint-Didier d'Allier, voir sur base Mérimée |
Jeanne est chanoinesse dans l'abbaye de Saint-Pierre des Chazes, c'est une des demi-sœurs de Louyse. Elle la cite dans son testament lorsqu'elle entre au couvent en 1677, elle lui
donne 250 livres. Cela laisse supposer d’excellentes relations dans la fratrie.
On constate que Louyse est bien entourée dans la famille paternelle. Plus tard,
ses propres fils occupent une place
respectable, en lien avec leur rang dans la société du Velay.
Louyse a épousé Antoine Chauchat
vers 1650. Elle a choisi le prénom de son père pour son fils aîné :
François Philibert, (sosa 722).
Lieutenant et juge de la baronnie de
Vabres, il vivait au bord des gorges de l’Allier. Il est né et mort à Poutès,
dans la commune d’Alleyras.
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| Les gorges du haut-Allier à Vabres |
Noé, le second fils, est prieur du
Bleymard en Lozère, le prieuré fortifié est situé dans le Gévaudan à une
soixantaine de kilomètres d’Alleyras.
| Prieuré fortifié du Bleymard |
Noé Chauchat signe dans plusieurs
actes lors desquels sa présence est appréciée. Il officie au moment des funérailles de sa mère Louyse, le 14 juillet 1681, dans l’église d’Alleyras.
| Noé Chauchat résidait au prieuré du Bleymard |
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| Eglise d'Alleyras, 43 |
Hormis celui de décès de Louyse, je
n’ai pas pu lire d’autres actes. J’ai tout de même vu que cinq mois avant de
mourir, elle a eu la joie d’être la marraine de son petit-fils Jacques, le frère de Noé
Chauchat.
Damoiselle Marie Chauchat, (sosa 361) sa première petite-fille a reçu une belle éducation dont témoigne sa signature. C’est justement cela qui m’a intriguée car sa descendance est illettrée.
J’ai mieux compris leur histoire, car les généalogies de sa famille sont étudiées par le groupe A moi l’Auvergne [*] ; il semble que ces érudits aient produit une recherche fiable.
Les registres BMS d’Alleyras ne sont conservés qu’à partir de 1677, il m'est difficile de chercher ailleurs.
Je n’aime pas trop copier des informations qui ne sont pas sourcées. On trouve l’ascendance fort ancienne de la famille d’Apcher dans l’armorial du Gévaudan. Recopiée à l’envi sur Généanet et ailleurs… Bien sûr, c’est passionnant de remonter au Moyen-Âge ! Alors, il est tentant d’adjoindre cette belle généalogie à l'arbre de leurs descendants plus humbles qui figurent dans ma petite branche du Vivarais.
Pour l’heure, je vais retourner me
perdre dans leurs aventures extraordinaires et peut-être écrire d'autres histoires.
Sources : revue "A moi l’Auvergne" n°82 et n°117
[*] Le Cercle Généalogique et Héraldique de l’Auvergne et du Velay (CGHAV)



















