2021-11-18

P _ Parents de la Petite dernière

 

L’attendait-on, cette petite dernière ? Comment fut-elle accueillie ? Pourquoi n’est-elle pas enregistrée sur l’état-civil de Saint-Bonnet ?



Une chose curieuse, la naissance de Christine n’apparaît pas dans le registre de l’état civil de Saint-Bonnet-le-Froid. Son acte de mariage précise « demeurant à Saint-Bonnet-le-Froid, née au même lieu dans le courant de l’année mil huit cent quarante deux, ainsi qu’il résulte de l’acte de notoriété dressé devant le Juge de Paix de Montfaucon, le dix-sept août mil huit cent soixante trois et homologué par le tribunal civil d’Yssingeaux le vingt-neuf septembre suivant. »

Je ne comprends pas la raison de cet acte de notoriété. J’ai eu beau feuilleter les registres, je n’ai pas trouvé la naissance de Christine Vacher en 1842.

Pourtant sa famille est bien connue et estimée dans le bourg. 

Janeton Perrier a mis au monde neuf enfants entre 1815 et 1842. Tous sont bien identifiés, avec des actes dans les règles.



Lorsque Christine est née, sa mère avait 49 ans et son père 48 ans. Des parents aussi vieux, cela n’est pas banal.

Sa sœur aînée, Marie Agathe âgée de 27 ans était mariée depuis deux ans. 

Jeanne, religieuse à Yssingeaux avait 24 ans. Marie Eulalie, religieuse à Lalouvesc avait 21 ans. 

Quelques années plus tard, ce sont cinq membres de la fratrie engagés dans une voie chrétienne.

Agathe Marie a prononcé ses vœux comme religieuse, au Puy-en-Velay. 

Eulalie, religieuse de Saint-Joseph est appelée Sœur Dorothée (en 1871)

Firmin et Augustin ont exercé comme prêtres. 



La famille Vacher a fait le don d’un vitrail que l’on peut admirer dans l’église de Saint-Bonnet. Il représente Jeanne au bûcher. C’est un prénom valorisé. Qui de la sœur, la tante, la grand-mère ou la mère l’a transmis à Christine Jeanne Marie ?



Mes ancêtres ont offert à la commune de Saint-Bonnet le terrain pour créer le cimetière. C’est là que Christine est enterrée en 1905, avec les siens.


 Entrée du village vue depuis le cimetière dont on voit le mur à gauche


Christine est la grand-mère de ma mère qui aimait beaucoup prononcer le prénom de cette aïeule qu’elle n’a pas connue. J’aurais pu m’appeler Christine.

 

Pour Christine, mon AGM, (sosa 29)

Christine, cristalline comme la rivière qui coule dans le ravin de Gambonnet.

Christine, chrétienne, deux de ses sœurs sont religieuses, deux de ses frères sont prêtres,

Christine, instruite plus que les jeunes filles de son village, sait signer.

Demoiselle Jeanne Marie Christine Vacher, sœur d'Eugène Vacher, maire de Saint-Bonnet.

Dame Christine Vacher, maîtresse de la maison Fauriat, à Gambonnet où elle a vécu vingt-six années.





6 commentaires:

  1. Serait-elle plutôt la fille de Marie Eulalie dont vous ne connaissez pas le destin? 49 ans semble improbable pour une mère d'avoir une dernière fille. Annick H.

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  2. Puis-je me faire l'avocat du diable ? Vu l'âge de la mère, pourrait-elle être l'enfant dune des grandes sœurs, notamment Marie Eulalie, et élevée comme celle des parents ? Ou y aurait t il eu en 1842 un évènement dans le village qui aurait empêché d enregistrer sa naissance ? C'est surprenant en tout cas. Par ailleurs le vitrail est magnifique. Ca doit être émouvant de le voir

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  3. J'ai pensé moi aussi à cette hypothèse. Bien sûr, je préfère penser qu'elle est l'enfant de Jean et de Jeanne, ils sont vieux certes, mais dans la famille, nous sommes des parents âgés. La situation se répète, à la naissance du benjamin, Christine et Jean Baptiste avaient 45 et 49 ans.

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  4. ah, si ces naissances tardives sont courantes dans la famille, c'est sans doute une fausse piste, et le mystère reste toujours entier!!

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  5. Peut-être y a-t-il une raison indiquée sur l'acte de notoriété...

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  6. Voilà, je vais innocenter Marie Eulalie je viens de trouver. Elle était religieuse de Saint-Joseph à Lalouvesc.

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